LA MÉTHODE D’IMPRÉGNATION
3° Désinfection des livres, lettres, etc. — C’était autrefois une grande préoccupation. Si on peut les brûler, il n’y faut pas manquer. On peut utiliser des appareils basés sur l’action simultanée de la formaldéhyde et de la chaleur.
Si l’on n’a que peu de livres à désinfecter, et si l’on ne dispose pas d’appareil spécial, on les désinfectera, en laissant tomber deux ou trois gouttes d’une solution de formaline, toutes les pages ou toutes les deux pages, en ayant soin de bien distribuer les gouttes. Le livre est placé ensuite dans une boîte fermant hermétiquement et préalablement humectée de formaldéhyde. On tient cette boîte fermée vingt-quatre heures, dans un endroit chaud.
4° Désinfection des wagons et des voitures. — La désinfection des wagons et des voitures se fait, comme celle des locaux, en insistant sur le parquet, les banquettes et les coussins. Dans les wagons de chemins de fer, tous les objets mobiles (rideaux, tapis, coussins, etc.) seront enlevés et désinfectés à l’étuve ou dans la chambre à formol. Les cabinets de toilette, water-closets et les crachoirs devront retenir, d’une façon toute particulière, l’attention des désinfecteurs.
En somme, la désinfection finale n’a prophylactiquement qu’une utilité très relative et dans un nombre de cas restreints. Elle constitue cependant un « coup de balai final », qui aura au moins l’avantage de nettoyer un logis qui ne l’avait peut-être pas été depuis longtemps.