IV. — LA MÉTHODE D’IMPRÉGNATION (DÉSINFECTION PERMANENTE
Cette nouvelle méthode, due aux travaux de Risler, consiste à imprégner le milieu d’antiseptiques, pour assurer une désinfection permanente. Elle vise deux buts; rendre les parois d’un local et son contenu antiseptiques, pour assurer la destruction des microbes, au fur et à mesure qu’ils tombent dans le milieu extérieur, et en second lieu, imprégner l’atmosphère pour tuer les germes pathogènes avant qu’ils aient pénétré dans les cavités bucco-pharyngées.
L’imprégnation des locaux est réalisée au moyen de résines, avec comme antiseptique, surtout l’essence de thym, et porte non seulement sur le sol, les parois, mais sur les tapis, les étoffes, les peintures et enduits, les linoléums, etc.
LA DÉSINFECTION
L’imprégnation de l’atmosphère est obtenue à l’aide d’un nébulisateur ou d’un atomiseur, projetant une suspension colloïdale, particulièrement fine, condition indispensable si l’on veut que le liquide vaporisé reste véritablement en suspension dans l’atmosphère. G est encore l’essence de thym qui est utilisée. On réalise ainsi, non seulement la désinfection de l’air, mais d’une façon permanente celle des voies respiratoires supérieures des individus qui vivent dans le milieu. Trillat a repris ces dernières recherches avec succès.
Cette méthode est de date trop récente pour qu’on puisse porter sur elle une appréciation définitive, mais le principe en est intéressant; elle mérite d’être appliquée.