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grâce aux phénomènes d’inflammation locale, apparents ou inapparents, qu’elle provoque lorsqu’elle est injectée sous la peau de l’homme. C’est à ces mélanges composés, soit de deux antigènes aussi dissemblables dans leur nature qu’une anatoxine et un vaccin microbien, genre TAB, soit encore d’anatoxines, aussi éloignées dans leur spécificité que l’anatoxine diphtérique et l’anatoxine tétanique, par exemple, que les auteurs ont donné le nom de « vaccins associés ».
L’expérience acquise (Loiseau et Lafaille, Robert Clément, etc.), en particulier dans l’armée française, où la méthode a été introduite par Dopter, permet d’affirmer que les immunités spécifiques développées par chacun des constituants des vaccins associés, se trouvent nettement accrues.
Les réactions vaccinales ne sont ni plus fréquentes, ni plus marquées qu’à la suite des vaccinations séparées.
Actuellement on pratique couramment les vaccinations associées suivantes :
Antidiphtérique-antitétanique (3 injections à trois semaines d’intervalle de 2 centimètres cubes du mélange d’anatoxine diphtérique et d’anatoxine tétanique.
Antityphoparatyphoïdique-antidiphtérique (3 injections à trois semaines d’intervalle de 2 centimètres cubes chacune du vaccin mixte).
Antityphoparatyphoïdique-antitétanique (3 injections à trois semaines d’intervalle de 2 centimètres cubes chacune du vaccin mixte.
Antityphoparatyphoïdique-antidiphtérique-antitétanique (3 inj ections à trois semaines d’intervalle de 2 centimètres cubes chacune de vaccin mixte).
D’autres formules sont encore possibles.
La méthode des vaccinations associées, appliquée obligatoirement dans l’armée française (loi du 15 août 1936) apparaît, à la lumière des résultats déjà acquis, comme un perfectionnement certain des méthodes d’immunisation. C’est la méthode prophylactique de l’avenir.