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CHAPITRE XLV

COQUELUCHE

Au point de vue prophylactique, la coqueluche se range dans le type rougeole (p. 654).

1° Particularités . — Incubation : sept à dix jours. Invasion : huit à quinze jours. Diagnostic impossible avant les quintes. Cas frustes , surtout chez l’adulte. — Grande réceptivité, comme pour la rougeole, surtout de deux à cinq ans. Complication redoutable : broncho-pneumonie. — - Immunité acquise par une première atteinte. — Tous les pays, tous les climats, toutes les saisons.

2° Contagion. — Très contagieuse pendant la période d’invasion (bronchite), avant les quintes, avant le diagnostic. N’est pas contagieuse pendant toute la période des quintes, mais seulement au début de celles-ci; la durée totale de la période contagieuse ne dépasse pas cinq semaines en tout et trente jours après la première quinte (fig. 451). Comme la rougeole, contagion directe, parles voies respiratoires; indirecte rare.

3° Germe. — Dans les expectorations de la période d’invasion.

Fragile, mais diffusible, comme celui de la rougeoie. • — Bordet et Gengou (1906) décrivent un petit cocco-bacille spécial ne cultivant que sur les milieux au sang.

On peut faire le diagnostic bactériologique par cultures sur boîtes de Pétri devant lesquelles on fait tousser.

4P Épidémies . — Comme la rougeole (p. 655) : massives et courtes. Le troisième groupe est contagionné quand on fait le diagnostic du deuxième, l’incubation étant plus courte que l’invasion.

Grandes épidémies au XVIIIe siècle de 1749 à 1764:40 000 décès d’enfants en Suède.

COQUELUCHE

•5° Gravité. — Très grave jusqu’à trois ans (broncho-pneumonie); peu grave après neuf ans. Voir figure 151. Maladie anergisante vis-àvis de la tuberculose, bien que quelques auteurs contestent le fait.

6° Prophylaxie. — - Très difficile en raison de l’impossibilité de faire un diagnostic précoce et des cas frustes.

Déclaration facultative (loi de 1902, p. 580). Désinfection facultative, à recommander en cas de broncho-pneumonie.

Ne pas licencier les écoles.

Bien isoler à l’hôpital comme pour la rougeole (isolement individuel (p. 657). Il vaudrait mieux ne pas envoyer le coquelucheux à l’hôpital, mais le garder dans la famille.

On demandait autrefois un isolement du eoquelucheux de cinquante jours après la dernière quinte; et on ne le croyait contagieux que depuis la première quinte. C’est une double erreur.

On doit isoler dès le début et trente jours après la première quinte.

Pour les frères et sœurs du malade même isolement pendant quinze jours, à partir de leur séparation du malade contagieux; ne pas les réadmettre à l’école même après ce temps s’ils toussent (période prémonitoire contagieuse).

Pour cette maladie, la séroprophylaxie est possible comme pour la rougeole; on utilise les mêmes doses que pour la rougeole.

Pour obtenir la séro-prévention absolue, il faut faire l’injection au début de la période d’incubation, plus tard, pour obtenir la

séro-atténuation. Mais il est difficile de donner des dates précises.

Il semble que, pour la coqueluche, la séro-protection possède des indications plus générales et plus formelles que pour la rougeole. La coqueluche, même chez des enfants vigoureux, est

P’ig. 151. — Périodes contagieuses de la coqueluche A et B.

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une maladie pénible, grave. Elle est, d’autre part, moins répandue que la rougeole; on est beaucoup moins exposé à la subir. Aussi la séroprophylaxie devrait-elle être beaucoup plus largement employée, toutes les fois qu’une contamination précise est connue.

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