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OREILLONS

Très fréquent autrefois dans les salles de chirurgie, il a en presque complètement disparu, depuis l’asepsie. Même médical, il peut être grave chez les débilités (alcooliques, hépatiques, etc.) ou chez les nouveau-nés (érysipèle ombilical).

Le passage du streptocoque dans le sang (cultures sur gélose sanglante, nombreuses colonies hémolysantes) est d’un mauvais pronostic.

Le streptocoque persiste dans les squames, qui restent longtemps virulentes. Il subsiste parfois très virulent dans les cavités naturelles (nez, etc.) du convalescent.

L’érysipèle ne confère pas l’immunité contre les streptococcies.

La contagion peut être directe ou indirecte (poussières, linges, instruments, etc.). Un érysipèle peut être l’origine de toutes les streptococcies (infection puerpérale, etc.).

2° Prophylaxie. — La prophylaxie générale peut se résumer ainsi : asepsie chirurgicale, asepsie des accouchements, propreté générale, hygiène des cavités naturelles, etc.

Pour les malades : isolement aussi précoce que possible, jusqu’à disparition des squames. A la convalescence : désinfection des locaux, des linges, du malade (bains savonneux, gargarismes, onctions vaselinées pour fixer les squames, etc.).

La sérothérapie n’a pas donné de résultats.

La déclaration est facultative (maladie E, p. 580).

3° Oreillons . — Maladie générale, dont l’angine est la première manifestation, puis la parotidite.

a) Particularités. — Période prodromique : 24 heures, non diagnosticable. Incubation : 20 jours. Réceptivité moyenne. Surtout de six à vingt-cinq ans. Complications : orchite, 1 /10e en moyenne (6/10e chez les soldats, avec 7 / 10e d’atrophie). Donc, certaine gravité au-dessus de quinze ans, en raison de l’atrophie testiculaire.

Dans l’armée : 8 à 16 par 1 000 hommes.

Rôle prédisposant du froid.

Immunité acquise par une première atteinte.

b) Contagion. — Le malade devient contagieux au moment de la fluxion des parotides. C’est la période de la plus grande contagiosité, cette dernière cesse une dizaine de jours après.

c) Germe. — Virus filtrant (Wollstein, 1916; Ch. Nicolle et Connor, 1931). Ne se trouve dans la salive que du premier au troisième jour de la maladie.

MALADIES MICROBIENNES

cl) Epidémies. - — S’étendent lentement.

e) Prophylaxie. — Isolement, sauf pour les jeunes enfants, pour lesquels, l’orchite n’étant pas à craindre, la gravité est nulle. Après quinze ans, isoler pendant trois semaines aussitôt que possible. — Lavage de la bouche des voisins. — Déclaration facultative (p. 580).

4° Staphylococcie. — Le staphylocoque pyogène est surtout le microbe des suppurations superficielles (furoncle, impétigo, etc.). Il abonde sur la peau.

La prophylaxie consiste à maintenir le corps propre (bains, linge propre, etc.). Weill a supprimé les épidémies de furonculose et de suppuration cutanée chez les nourrissons en faisant stériliser les linges de corps.

5° Ophtalmies purulentes. — a) Ophtalmie purulente des nouveau-nés. — Elle est l’origine de nombreux aveugles. Elle est donc socialement très grave. Cette affection peut avoir une double origine. Si elle apparaît dans les deux ou trois jours qui suivent la naissance, elle est de nature gonococcique et résulte du contact des yeux de l’enfant avec le pus des pertes génitales de la mère. Si elle n’apparaît que six à dix jours après la naissance, elle peut être due à des microbes divers : pneumocoque , streptocoque , bacille de Weeks, staphylocoque , etc., et provient d’une contamination extra-génitale. Cette seconde catégorie d’ophtalmies est infiniment moins grave que l’ophtalmie blennorragique.

Le pus de l’ophtalmie purulente est très contagieux. 11 faut veiller à empêcher que l’œil sain ne soit contaminé par le pus, provenant de l’œil malade et avertir l’entourage du danger constitué par cette contagiosité extrême.

La prophylaxie spéciale consistera à instiller dans les yeux de tout enfant, sans exception, aussitôt après sa venue au monde, 1 à 2 gouttes d’une solution de nitrate d’argent à 0,35 p. 100 (Crédé) ou d’un autre sel d’argent (protargol, argyrol, etc.).

L’ophtalmie purulente des nouveau-nés est à déclaration obligatoire, , quand le secret de l’accouchement n’a pas été réclamé (p. 580).

b) Conjonctivite purulente ou conjonctivite ai gué contagieuse. — Cette affection est due ordinairement à un microbe très fin, qui n’est susceptible de végéter que sur la muqueuse oculaire, dont il provoque l’inflammation : le bacille de Weeks. C’est un microbe

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