GOITRE ENDÉMIQUE
13° Goitre endémique. — Le goitre endémique très répandu autrefois en France, surtout dans les vallées profondes des hautes montagnes des Alpes et des Pyrénées, est en pleine régression. Il est dû à un trouble du métabolisme de l’iode, à l’absence ou l’insuffisance de fixation de l’iode par le corps thyroïde, sans qu’on ait pu encore en déterminer les conditions. Mais l’endémie goitreuse régresse spontanément devant les progrès de l’hygiène générale et surtout l’amélioration de l’alimentation. Il ne semble pas qu’il soit nécessaire d’entreprendre une lutte systématique contre ce fléau. Voir A. Rochaïx. Le Goitre endémique en France. Revue d’Hygiène , juillet 1938).
14° Maladie des jeunes porchers ou des fruitiers. —
Cette maladie individualisée pour la première fois par G. Penso, en 1933, a été vue ensuite par Urech (1934) en Suisse, puis par Demole, Roch, de Genève, H. et L. Rouchet, en 1935 etc. Il s’agit d’un état infectieux fébrile à évolution cyclique, commençant pas l’aspect d’une fièvre typhoïde, se terminant comme une méningite et accompagnée souvent d’un exanthème maculo-papuleux polymorphe, d’où le nom de menin go-typhus éruptif , sporadique , bénin. On peut classer cette infection dans le groupe des fièvres exanthématiques. On l’observe surtout chez les fruitiers et les jeunes porchers. L’agent pathogène est encore inconnu. Les recherches épidémiologiques ont montré que la maladie est étroitement liée à la porcherie et en rapport avec les porcs, mais n’a aucune relation avec le lait ni avec la fabrication des fromages. (Voir G. Penso. Méningotyphus éruptif, sporadique, bénin, à caractère professionnel. Revue d’Hygüne et de Médecine préventive , T. 58, pp. 481-512 ; juillet 1936).