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CHAPITRE LXV

PESTE

L’histoire de la peste présente un intérêt capital. La peste tut la plus meurtrière des maladies; elle parut s’éteindre; elle a réapparu ces dernières années. Elle a permis la découverte du rôle propagateur de certains animaux et insectes.

1° Particularités. Gravité. ■ — Incubation courte : un à trois jours (trois jours maximum). Trois formes : 1° bubonique : la plus fréquente et la plus bénigne. Le bubon siège à la base de la région inoculée; mortalité, 70 p. 100. Convalescence longue. Séquelles fréquentes; 2° pneumonique : très grave; mortalité 99 à 100 p. 100. En général primitive, succède quelquefois à la forme bubonique; 3° septicémique : foudroyante, parfois hémorragique (peste noire du XIVe siècle). Il est probable que, pendant les épidémies, un assez grand nombre de cas bénins passent inaperçus (cas frustes). Toutes les gammes de gravité existent donc.

L’eniploi curatif du sérum antipesteux diminue considérablement la mortalité par la maladie. Pendant l’épidémie de Paris, en 1920, il y eut 44 cas non traités avec 32 morts (80 p. 100) et 52 cas traités avec 2 morts (3,9 p. 100).

2° Épidémies. - — Depuis l’antiquité la plus reculée jusqu’à nos jours, aucune maladie n’a décimé l’humanité d’une aussi épouvantable façon; il n’en est aucune dont les attaques aient été aussi brusques et aussi foudroyantes. A plusieurs époques, les survivants ont pu se demander s’ils n’assistaient pas à l’extinction définitive du genre humain, et l’esprit populaire fut frappé d’une invincible épouvante. Les foules furent prises d’un état de vertige, de folie, de cruel égoïsme, qui engendra les superstitions les plus invraisemblables,

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les crimes les plus atroces. L’histoire de la peste constitue le plus poignant des drames.

La première épidémie, dont l’histoire ait gardé le souvenir, est relatée dans V Exode. Thucydide a bien décrit la peste d’Ahènes cent ans avant Jésus-Christ, c’est la peste d’Ephèse. Au VIe siècle, la peste de Justinien est racontée par Procope; il y avait jusqu’à 10 000 décès par jour à Constantinople.

Au xive siècle, survient l’épidémie la pins effroyable qui ait jamais ravagé la surface du globe; c’était la mort noire , nom dû probablement à la fréquence des complications hémorragiques. La peste gagna l’Europe par la Perse et se répandit dans le monde presque entier. En trois ans, l’Europe perdit la moitié de ses habitants (23 millions de décès); l’Asie eut encore plus de victimes. De cette époque, datent les nombreuses descriptions littéraires et les innombrables œuvres d’art inspirées par le fléau. On croyait à la fin du monde. Des personnes vivantes furent enterrées; on vit des mères manger leurs enfants; les Juifs, accusés d’être les semeurs de peste, furent brûlés par milliers. Une véritable armée, les frères de la Croix, parcourut l’Europe, en 1349, commettant des actes inouïs de brigandage. Le pape Clément Y fut obligé de publier un bref, déclarant les Juifs innocents de la propagation de la peste. La période intense de l’épidémie dura deux à trois ans; mais la peste resta endémique, en Europe, pendant cinquante ou soixante ans.

Elle fit de nombreux retours offensifs en Europe au XVIIe siècle; en 1665, Londres perd 70 000 habitants. A la fin du XVIIe siècle, la peste abandonna l’Europe et la Méditerranée.

Au début du xvme siècle, elle est presque oubliée. En 1709, éclate la peste de Marseille, qui gagna toute la Provence et dura deux ans; ce fut une épidémie localisée quoique meurtrière. A la fin du XVIIIe siècle, la peste sévissait encore en Orient; l’armée de Bonaparte, perdit, de ce fait, 2 000 hommes en Égypte.

Certaines cités (Lyon), que respectèrent, au contraire, les épidémies cholériques, furent particulièrement visitées par la peste.

A partir de 1844, la peste abandonne le bassin de la Méditerranée,

et même l’Egypte. En 1850, elle est rayée des programmes médicaux , comme n appartenant plus qu'à V histoire de la Médecine. De petites incursions, qui n’attirèrent pas l’attention, eurent cependant lieu, en 1 858, en Cyrénaïque, en 1874, en Arabie : le diagnostic ne fut pas fait.

L’étonnement fut grand lorsque la peste refit, une soudaine apparition à Canton, en 1894. On compta 100 000 victimes à Canton, plus

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de 1 000 morts par semaine à Bombay; l’Inde entière fut ravagée. Depuis cette époque, la peste n’a jamais cessé de faire des victimes dans le monde entier, et notamment dans le bassin de la Mediterranée (fig. 186).

En réalité, la peste n’avait jamais disparu , elle s’était cantonnée dans ses régions d’origine, dans les contrées où elle est endémique, c’est-à-dire les hauts plateaux de l’Himalaya, le Turkestan,pa Corée, le

Fig. 186. — Foyers de peste en 1909.

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Yunnam, le lac Baïkal, l’Ouganda (Afrique); pendant un demi-siècle, ces foyers endémiques n’avaient pas donné lieu à des épidémies.

En 1910, une épidémie massive, mais courte, de peste pneumonique a ravagé la Mandchourie. On revécut l’histoire du moyen âge : épouvante, superstitions, injustices, dévouements.

Mais depuis le début du XXe siècle, la peste paraît avoir perdu, en Europe, sa puissance de diffusion. A Oporto, en 1899, l’ancien fléau qui faisait tant de victimes, ne cause que 300 cas et 100 décès. Ultérieurement, la peste « effleure à peine et s’efface promptement ». (Bicardo Jorge). En 1920, l’épidémie de Paris ne cause que 96 cas, celle de Marseille 51.

Cependant, hors d’Europe , la peste a gardé sa faculté d'expansion rapide d’autrefois, telle l’épidémie de Mongolie, en 1928, et celle de Settat au Maroc, en 1929-1930, qui firent de nombreuses victimes.

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3° Agent pathogène . — Le microbe de la peste a été découvert par Yersin, à Hong-Kong, en 1894. C’est un coccobacille, qui présente une grande variabilité morphologique, avec fréquemment des formes d’involution dans les tissus.

Il siège en culture pure dans les phlyctènes ou vésicules, qui, en raison de leur teinte noirâtre ont reçu la dénomination de « charbons » ; ces phlyctènes sont, en effet, la première localisation du bacille au niveau de la peau, à la suite des piqûres des insectes cuticoles. Mais son siège pour ainsi dire électif est le bubon.

Les frottis, les coupes de ces bubons inguinaux, cervicaux, axillaires, etc., le montrent en quantité parfois énorme par le seul examen direct (fig. 187). Dans la forme septicémique, le bacille est décelable dans le sang. A la faveur des lésions vasculaires des hémorragies qui se produisent au niveau du rein, il passe dans V urine. Dans la peste pneumonique, les crachats contiennent le bacille de Yersin en abondance colossale. Le simple aspect d’une préparation explique, en raison du nombre des germes spécifiques, la puissance de contagion des sujets atteints de cette localisation. Les troubles digestifs ne sont pas rares dans la peste : le bacille se rencontre fréquemment dans les matières fécales. Il passe dans l’intestin à la faveur de l’état septicémique ou bien il pénètre à la faveur des crachats déglutis.

Le bacille pesteux persiste dans ces localisations pendant toute la période d’état. Pendant la convalescence, il disparaît du bubon qui a suppuré et s’est ouvert. Chez les convalescents de peste pulmonaire, Gotschild l’a vu persister quarante-huit heures après la convalescence.

Le microbe de Yersin ne se conserve pas plus d’un jour ou deux dans les objets desséchés ou sur le sol sec. Par contre, il peut subsister pendant un mois dans les cadavres enfouis, pendant vingt jours

Fig. 187. — - Frottis de pus de bubon pesteux, coloré au bleu de méthylène dilué (d’après Kolle et Helch.)

rociiaix. — Précis d’hygiène.

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dans l’eau, quarante-sept jours dans l’eau de mer, trente-six jours dans le lait, etc. On voit qu’il est, en réalité, assez fragile et périt rapidement dans le milieu extérieur.

4 0 Diagnostic bactériologique . — A) Chez le malade. — a) Peste bubonique : La ponction du ganglion permettra de recueillir quelques gouttes de sérosité qui serviront simultanément aux recherches suivantes : examen direct , culture , inoculation à la souris blanche (mort en 2 à 4 jours, gros ganglion de la région inoculée, rate volumineuse, bacilles de Yersin sur frottis de rate).

Quand le ganglion suppure, l’examen bactériologique est négatif. Le bacille de Yersin est remplacé par les microbes pyogènes.

La séro- agglutination, quoique inconstante, peut permettre un diagnostic rétrospectif.

La réaction de fixation de complément , souvent positive dans les premiers jours de la maladie, n’est pas influencée par la sérothérapie antipesteuse.

b) Pneumonie pesteuse : examen direct de crachats, ensemencement (culture au-dessous de + 20°), inoculation au cobaye ou au rat, jamais à la souris (à cause du pneumocoque).

c) Septicémie pesteuse : hémoculture.

B) Sur le cadavre. — Frottis du ganglion et de la rate qui révéleront l’existence de nombreux bacilles de Yersin. Si le cadavre est putréfié, il faut frotter la pulpe de rate sur la peau fraîchement rasée d’un cobaye ou d’un rat (on évitera ainsi les septicémies).

5° Réservoirs de virus. — La peste est avant tout une maladie des rongeurs , du rat , en particulier. Les épidémies de peste humaine sont précédées d’épidémies sur les rats. Inconsciemment, cette observation avait été faite depuis longtemps. Dans le Yunnam, la peste s’appelait la maladie des rats. Dans un tableau de Nicolas Poussin, représentant un épisode d’épidémie de peste, on peut voir, au premier plan, de nombreux cadavres de rats.

La peste du rat présente une forme septicémique.

Les deux espèces principales de rats reconnus pestiférés, sont VEpimys rattus (rat noir ou rat de maisons) et VEpimys norvégiens (rat brun, rat d’égout, surmulot). Elles constituent le duumvirat de la peste (Ricardo Jorge). Ce sont les agents de la peste pandémique.

Le rat noir, originaire de l’Asie occidentale, aurait émigré en Europe à l’époque des Croisades. Le surmulot (plus gros, plus vorace, à pattes palmées), originaire de l’Asie centrale, est arrivé en Europe seulement au début du XVIIIe siècle. Il aurait fait disparaître en grande partie son congénère et acquis la suprématie en Europe, en Algérie,

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en Tunisie, en Afrique occidentale. Par contre, en Égypte, aux Indes, en Australie, VEpimys rattus (rat noir) aurait conservé sa supériorité numérique.

La souris (Mus musculatus) peut prendre spontanément la peste, mais moins fréquemment que le rat.

Ricardo Jorge appelle peste salvatique , celle qui s’observe sous forme de foyers, dans différentes régions du globe et due à des rongeurs sauvages des régions désertiques. C’est ainsi qu’on a signalé la gerbille (tatera lobengulœ) dans le foyer de l’Afrique du Sud, le spermophile (Citellus) en Russie, l’écureuil terrestre (citellus Becheyi), dans le foyer de Californie. Le tarbagaîi ou marmotte d’Asie ( Arc tomys bobac) est très répandu dans la province transbaïkalienne, la Mongolie, la Mandchourie, le Thibet. Dès 1867, on l’a accusé de propager la peste à l’homme et particulièrement aux chasseurs qui se nourrissent de sa chair et le dépouillent pour en vendre la fourrure. L’épidémie de peste pneumonique humaine de 1910-1911, en Mandchourie, qui a fait plus de 40 000 victimes a trouvé son origine dans la peste des tarbagans.

On a signalé qu’en temps d’épidémie, l’infection pesteuse peut atteindre de grands animaux : bœuf, mouton, porc, chameau, même les oiseaux de basse-cour.

6° Transmission à V homme . — Nous devons envisager séparément la forme bubonique et la forme pneumonique.

a) Peste bubonique. — Cette forme est sous la dépendance de la maladie chez le rat ou les rongeurs. La transmission d’un rat à à l’autre et du rat à l’homme se fait par l’intermédiaire d’ectoparasites, dont les plus importants de beaucoup, sont les puces. La découverte de ce mode de transmission par Simond, en 1898, éclaira toute l’histoire de la peste.

Trois espèces doivent retenir l’attention :

1° Xenopsylla cheopis , puce d ’Epimys rattus , qui se rapproche beaucoup de celle de l’homme. C’est l’espèce la mieux appropriée à la transmission, du fait de sa constitution anatomique (blocage du pro ventricule) et le principal agent pestiféré.

2° Ceratophyllus fasciatus , puce d ’Epimys norvégiens , qui a beaucoup moins de tendances à piquer l’homme.

3° Pulex irritans , hôte habituel de l’homme sous tous les climats.

Il n’existe cependant pas de spécificité absolue. A défaut de son hôte

rochaix. — Précis d'hygiène.

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habituel, la puce se contente d’un hôte accidentel. On a retrouvé le bacille de Yersin chez Pulex canis , felis, etc. Ainsi s’expliquent les relations réciproques entre les épizooties et les épidémies.

Les 'punaises ( cimex lectularius) peuvent aussi transmettre la peste.

La puce pique le rat et puise dans son sang le bacille pesteux. Elle abandonne le rat quand il meurt et pique alors un autre rat ou l’homme. Le bacille pullule dans le tube digestif de là puce. Il y persiste environ deux semaines. La puce infectée n’inocule pas directement le germe spécifique, au moyen de son aiguillon; pendant qu’elle suce le sang, elle dépose ses déjections qui véhiculent le bacille et infecte la petite plaie (Verjbitski, Martin et Bacot, etc.).

b) Peste pneumonique. — La contagion directe est la règle dans cette forme de la peste. Dès le début de l’affection jusqu’à la fin et peut-être au-delà, dans les très rares cas qui guérissent, le bacille de Yersin est expulsé par les crachats, les gouttelettes de Flügge, au moment de la toux ou de la simple parole. La puissance de contagion est considérable et explique l’énorme puissance de diffusion de la peste au cours des épidémies du moyen âge, quand la forme pneumonique venait secondairement se superposer à la forme bubonique.

L’épidémie de Mandchourie de 1910-1911, qui fut très meurtrière revêtit d’emblée la forme pneumonique chez les coolis chinois qui baguettaient des peaux de tabargans infectés.

Il convient d’attirer l’attention sur le danger de la veillée des morts. Pendant l’épisode de la peste de Paris, en 1920, dans une famille, les deux premiers morts ont contagionné successivement dix-huit personnes de leur famille ou de leur entourage.

7° Prophylaxie. — - On verra ailleurs (voir Prophylaxie internationale) quelles sont les mesures internationales dirigées contre la peste.

La base de la prophylaxie est la destruction des rats. On a vu comment cette destruction peut s’opérer, notamment sur les navires, par l’acide sulfureux. Les rats gagnent facilement le quai de débarquement en courant le long des cordages, ce qui exige des précautions spéciales. Partout, dans les cités comme dans les champs, il faut déclarer la guerre aux rats, animaux très dangereux. (Voir p. 619 les moyens de lutte contre les rats.)

Dès qu’on constate une épidémie sur les rats, c’est-à-dire dès qu’on

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trouve un certain nombre de cadavres de rats morts en pleine lumière, il faut craindre une épidémie de peste.

Les premiers cas devront être soigneusement diagnostiqués par les méthodes bactériologiques, afin que des mesures sévères soient immédiatement prises.

Les personnes atteintes de peste seront isolées dans un hôpital de contagieux. Celles qui sont atteintes de peste bubonique sont peu dangereuses pour l’homme. On fera néanmoins le possible pour que les puces et les punaises n’existent pas autour du malade. Les cadavres seront soigneusement placés dans des récipients étanches, pour éviter la contamination des animaux et des insectes; on devrait les incinérer.

Quant aux formes pneumoniques, elles sont extrêmement contagieuses pour l’homme; les médecins et infirmiers courent un très grand danger à soigner ces malades. C’est sur la destruction des crachats qu’il faudra porter les efforts.

On prendra les plus grandes précautions dans les laboratoires où l’on expérimente le bacille de Yersin. Nombreuses sont les victimes de la science qui ont ainsi pris la peste dans les laboratoires, surtout par l’intermédiaire des animaux inoculés.

Les mesures de désinfection (linges, locaux, etc.) seront très sévères, surtout pour la peste pneumonique. Néanmoins, on a vu plus haut que le bacille de la peste est assez fragile, et meurt assez vite spontanément.

La déclaration et la désinfection sont obligatoires (loi de 1902, p. 580)

Le sérum de Yersin est préventif. Il est donc indiqué d’inoculer, à l’hôpital, sur les navires, etc., les infirmiers et toutes les personnes qui approchent les pesteux (20 cm3). Mais si l’immunité conférée est immédiate, elle disparaît après huit à dix jours.

La vaccination antipesteuse a été appliquée pour la première fois aux Indes par LIafïkine. On a utilisé des vaccins do diverses natures (cultures chauffées, extraits microbiens, exsudats chauffés, etc.). Le plus utilisé, en France, est le vaccin antipesteux de l’Institut Pasteur (Dujardin-Baumetz) constitué par une émulsion de bacilles de Yersin, tués par un chauffage à -f- 70 degrés. Dans les pays tempérés, on peut se contenter d’une seule injection (2 cm3 pour les adolescents et les adultes). Dans les pays tropicaux, quand l’épidémie sévit de façon presque ininterrompue, il faut pratiquer trois injections (2 cm3 et 4 cm3). L’immunité dure environ cinq mois.

Récemment, aux vaccins tués ont été substitués des vaccins

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vivants. Girard et Robic, à Madagascar, Otten à Java, ont utilisé des souches de bacilles, ayant un pouvoir antigène élevé et atténuées par des repiquages sur gélose, pendant plusieurs années. Cette nouvelle méthode, appliquée depuis 1933, dans les deux îles, s’est montrée sans danger et très efficace et avait réduit, au bout de cinq ans (1938), la mortalité pesteuse des quatre cinquièmes.

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