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HYGIÈNE DU PREMIER AGE (NOURRISSONS

Nous avons dit (p. 30) de quelle importance était pour nous, Français, la diminution de la mortalité infantile.

Or, la protection du nourrisson est certainement la partie la plus facile et la plus sûre, en même temps que la plus rémunératrice, de l’hygiène. Un enfant de moins d’un an n’a aucune raison de mourir, sauf les cas exceptionnels où il naît malade ou mal constitué. Pas d’initiative personnelle, alimentation uniquement lactée, pas de contact fatal avec les contagieux, pas de refroidissement inévitable, etc. Presque toutes les maladies du nourrisson sont facilement évitables ; le nourrisson ne meurt, en général, que par faute ou imprudence.

Quant aux enfants qui naissent débiles ou mal constitués, l’hygiène de la grossesse peut encore en diminuer le nombre ; les tares rentrent le plus souvent dans la catégorie des maux évitables. Il est plus important au point de vue économique et social, de sauver un nourrisson que de prolonger un vieillard ou même de guérir un adulte. Cela justifie toutes les exigences des hygiénistes.

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