I. — MORTALITÉ INFANTILE
Il ne s’agit que des nourrissons (0 à 1 an).
1° Mortalité infantile générale en France. — Chaque année, il meurt, dans notre pays, 60 à 70 000 enfants qui n’ont pas atteint l’âge d’un an. Il faut y ajouter d’après les statistiques, près
HYGIÈNE DU PREMIER AGE
de 30 000 morts-nés. La mortalité infantile est, cependant, en France en décroissance notable :
Période 1856-1866 . 17.9 pour 100 naissances.
Années 1913 .
2° Mortalité infantile dans les diverses nations. — Si
nous comparons les taux de mortalité dans les divers pays, au cours d’une année déterminée, nous constatons que nous occupons une situation moyenne :
Mortalité infantile en 1927.
Norvège . 4,8 p. 100 Belgique.
Suède . 6,2 p. 100 Allemagne
Suisse . 5,7 p. 100 Italie . .
Angleterre . 7,0 p. 100 Japon. .
France . 8,3 p. 100 Roumanie
Mais si nous comparons la baisse de la mortalité dans ces pays et dans le nôtre, nous constatons qu’elle est beaucoup plus rapide chez nos voisins, tandis que la nôtre est très lente. La figure 4 montre la diminution de la mortalité infantile de 1913 à 1919 dans quelques pays d’Europe. La mortalité infantile française s’abaisse moins en France qu’en Angleterre, Hollande et Allemagne, où elle diminue d’environ un tiers et surtout qu’en Suède, où elle est réduite de près de moitié.
3° Mortalité infantile dans les départements. — Pour mesurer la mortalité infantile dans les départements, on ne disposait autrefois que de taux bruts rapportés aux naissances vivantes enregistrées, dans le département. On ne tenait pas compte des déplacements de nourrissons hors de leur département de naissance. Depuis 1919, la statistique générale de la France calcule des taux de mortalité rectifiés pour 1 000 naissances vivantes, en rapportant au nombre de naissances déclarées dans un département le total des