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GRAINE ANIMALE

Lait de vache cru (très dangereux).

T7. 7 (, Bœuf. Porc.

Viande. .

( Foie gras aviaire.

Chien (léchage). Chat.

Perroquet (cohabitation).

Le principal danger , c’est le bacille d’origine humaine et surtout d’origine pulmonaire.

3° Portes d’entrée des bacilles. — Gomment les bacilles ainsi émis pénètrent-ils dans l’organisme pour le tuberculiser? Par plusieurs voies :

a) Inhalation. — A priori , il semble que l’inhalation des poussières tuberculeuses doit être la voie la plus habituelle; on inspire des bacilles et on contracte la tuberculose pulmonaire. Cependant, si on réfléchit que de nombreux moyens naturels de défense rendent difficile la pénétration des bacilles jusqu’aux poumons (amygdales, cils

rochaix. — Précis d’hygiène.

vibratiles, propriétés bactéricides du mucus, phagocytose, etc.); qu’enfm la localisation pulmonaire ne prouve nullement que le poumon soit la porte d’entrée (le lapin est atteint, de tuberculose pulmonaire primitive, quel que soit le point d’inoculation), on doit se demander si l’inhalation est bien la voie naturelle la plus fréquente de la contagion.

De très nombreuses expériences, depuis Villemin, ont été réalisées en vue de démontrer cette inoculation de la tuberculose par inhalation (Tappeiner, Schottelius, Weichselbaun,Koch, Fliigge, Kuss, etc.); la plupart ne sont pas rigoureuses : les bacilles inhalés sont en même temps avalés ou tout au moins peuvent pénétrer par les muqueuses de la bouche ou du pharynx. La plupart des phtisiologues, cependant, se rallient à la notion de l’infection directe par inhalation, l’inoculation primitive intra-alvéolaire leur semblant probante.

b) Ingestion. — La tuberculisation par ingestion est classique depuis les expériences de Chauveau (1869). Il est certain que les bacilles de Koch, contenus dans les aliments, peuvent traverser l’intestin, même sain, sans produire de lésion locale intestinale primitive. Nicolas et Descos, entre autres, ont vu qu’en faisant ingérer des bacilles de Koch au chien, on les retrouvait, après quelques heures, virulents, dans les lymphatiques de l’abdomen. Dès lors, l’ingestion ne serait-elle pas la principale voie d’introduction de la tuberculose? Von Behring a même soutenu, en 1903, que c’était la seule voie d’entrée, que la tuberculose était toujours d’origine intestinale et qu’elle se contractait uniquement pendant le jeune âge, toute tuberculose de l’adulte n’étant qu’une suite, à longue échéance, d’une contamination datant du jeune âge. Cette opinion est exagérée, mais contient une part de vérité.

Calmette et Guérin (1905) ont soutenu l’origine intestinale de la tuberculose même pulmonaire, à la suite d’expériences réalisées sur la chèvre et sur le bœuf. Leur théorie a pour point de départ le fait que les bacilles traversent facilement la muqueuse intestinale et pénètrent dans les lymphatiques. Si l’animal est jeune, les bacilles s’arrêtent dans les ganglions mésentériques qui se tuberculisent ; la tuberculose pulmonaire n’arrive que plus tard. Si l’animal est adulte, les ganglions arrêtent moins les bacilles et la tuberculose pulmonaire est plus rapide. En somme, plus l’animal est jeune, plus la défense ganglionnaire abdominale est active (carreau des enfants). Cette théorie a été souvent discutée. Si la tuberculose

par inhalation est certaine, la tuberculose par ingestion l’est aussi. Dangereuses sont les poussières qui souillent les aliments ou sont avalées directement; dangereuses sont toutes les gouttelettes de Flügge qui, tombées sur les mains, les lèvres, sont ensuite ingérées; dangereux est le lait de vache tuberculeuse, dangereux pour l’enfant, les aliments souillés de terre, les jouets et les doigts sales qu’il suce.

On se rappelle la catastrophe de Lübeck, en 1930. Par suite d’une erreur, on fit absorber à 253 nouveau-nés des milliards de bacilles tuberculeux au lieu et place de souches atténuées de vaccins B. C. G. Plus de 200 enfants succombèrent. Les autopsies révélèrent que dans le quart des cas seulement, l’intestin a été le siège unique d’une infection primaire. Dans tous les organes susceptibles d’être atteints depuis la bouche, on a pu trouver des points primaires d’implantation du bacille, sauf au niveau du gros intestin (rapport Schurmann). Mais il s’agissait d’une infection massive, qui ne se réalise pas dans la pratique habituelle et qui n’a pas apporté de lumière nouvelle sur cette question difficile des voies de pénétration du bacille de Koch.

c) Inoculation génitale. — Elle n’est pas très fréquente.

d) Inoculation cutanée. — Elle est classique, mais rare; on connaît les cas des bouchers, des garçons d’abattoirs, des infirmiers, des chirurgiens, qui, s’étant blessés avec un instrument contaminé, ont fait des tuberculoses locales. C’est probablement ainsi que se contractent les tuberculoses cutanées.

e) Inoculation transcutanée. — J. Courmont et Lesieur (1905) ont montré que le bacille de Koch traversait plus facilement qu’on n’aurait pu le croire, la peau intacte, les muqueuses supérieures et les régions de transition entre la peau et les muqueuses.

Chez l’enfant, sur la figure, à la commissure des lèvres, aux paupières, sur le cuir chevelu, les minimes érosions permettent l’introduction facile des bacilles.

Ces bacilles y seront transportés , soit par les doigts sales , soit par les mouches , contre lesquelles, l’enfant se défend mal. Chez lui, la porte d'entrée peut être transmuqueuse et transcutanée , avec lésions ganglion- * naires si fréquentes chez lui (cou, médiastin).

TUBERCULOSE (BACILLOSE DE KOCTI)

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