‹ Précis d'hygièneChapitre 393 sur 447 · LA LUTTE A U ÉTRANGER · texte numérisé non relu

LA LUTTE A U ÉTRANGER

1er technique des États compris dans chaque district. En plus, 48 associations locales (villes).

En 1928, il existait aux États-Unis 1 000 dispensaires et 2 060 cliniques mobiles; 613 sanatoriums avec 74 000 lits; 89 préventoriums avec plus de 5 000 lits.

La ville de New-York a une organisation modèle; elle est divisée, pour les dispensaires, en secteurs; le Board of Health (bureau municipal de la Santé) les contrôle tous (publics ou privés).

Ils sont en rapport avec d’admirables et très riches organisations de philanthropie privées, telle que 1’ «Association pour l’amélioration de la condition des indigents ».

Les lois sanitaires et leur contrôle sont très sévères (pénalité en cas d’infraction). La déclaration de la tuberculose est obligatoire depuis 1897 dans l’État de New-York, pour tous les cas, et les médecins, d’abord hostiles, la pratiquent maintenant pour le plus grand bien de la collectivité. Le chef du Bureau de Santé a le droit d’envoyer à l’hôpital un malade dont l’affection mal soignée à domicile devient un danger public. Le fait de cracher dans les voitures publiques est puni de très fortes amendes et la police fait exécuter les règlements d’accord avec 1a. population.

Un tuberculeux étranger n’a pas le droit d’entrer aux États-Unis. Le service médical et administratif des émigrés (un million par an, avant la guerre) est très sévère et interdit l’entrée et le séjour aux États-Unis de tout cas d’affection contagieuse.

Bref, ce pays défend admirablement sa santé. Aussi la mortalité par tuberculose a baissé considérablement en trente ans. Elle est tombée de 18,0 pour 10 000 habitants en 1906, à 5,6 en 1934, soit un gain de 67,8 p. 100.

3° Lutte en Angleterre . — L’Angleterre, elle aussi, a fait diminuer en trente ans la tuberculose de 51,3 p. 100 (1906-1934). Ses moyens ont été variés : organisation sanitaire très complète, lois sur les habitations, alimentation rationnelle, etc.

En 1887 premier dispensaire antituberculeux (Philips); en 1898, plan coordonné (Edinburgh tuberculosis schemes) de dispensaires, sanatoriums, hôpitaux spéciaux, colonies agricoles, etc.

De 1901 à 1911, extension rapide de ces institutions à Londres notamment.

En 1911 (National Health Insurance Act.), loi d'assurance sociale , suivant l’exemple de l’Allemagne.

En 1912, déclaration obligatoire pour tous les cas de tuberculose pulmonaire, en 1914 pour toutes les formes de tuberculose.

Au 1er janvier 1930, l’Angleterre et l’Ecosse possèdent :

Dispensaires . 606

Lits de sanatoriums, hôpitaux spéciaux, etc. . . 32 000

dans 466 établissements.

Une Commission spéciale (22 février 1912) est destinée à coordonner les modes de lutte : sanatorium, dispensaire, hôpital, etc. Les Conseils de Comté seront responsables de la création de ces établissements; les commissions d’assurances notifieront les cas suspects.

Les résultats de cette belle organisation sont rapides. De 1871 à 1891, la tuberculose baisse en Écosse de 35 p. 100 seulement, alors que de 1901 à 1921, elle baisse de 45 p. 100 (46 p. 100 pour les formes pulmonaires).

En 1901, en Angleterre et Écosse, la mortalité par tuberculose était de 18 p. 10 000; en 1923, elle n’est plus que de 10,6, en 1929 de 9,5 et en 1935, de 7,18.

4° Lutte en Danemark. — Deux lois : 1er avril 1912 (prophylaxie obligatoire) et 10 mai 1912 (aide financière de l’État aux institutions antituberculeuses) sont la confirmation de la loi de 1905, promulguée à titre d’essai. La déclaration est obligatoire , les examens bactériologiques des crachats sont gratuits dans des laboratoires spéciaux, la désinfection est obligatoire, la famille est secourue pendant que le malade est en traitement, la surveillance des enfants est rigoureuse, la tuberculinisation des bovidés et la suppression de toutes les bêtes malades sont obligatoires, etc.

Aussi en Danemark la mortalité par tuberculose, qui était de 30,3 p. 10 000 vers 1890, est la plus faible de toutes les nations : en 1935, 5,14 p. 10 000 habitants.

Page 1