‹ Précis d'hygièneChapitre 395 sur 447 · LA LUTTE EN FRANCE · texte numérisé non relu

LA LUTTE EN FRANCE

ment, d’hygiène que les précédents. Ils gardent le libre choix de leurs médecins.

y) Sanatoriums privés agréés , qui ont passé un contrat avec les départements. Il sont soumis à une certaine surveillance des Préfets des départements contractants.

En 1939, il existait en France 189 sanatoriums publics et privés pour tuberculeux pulmonaires , avec 28 719 lits et 41 sanatoriums publics ou privés pour tuberculeux extra-pulmonaires, avec 12 510 lits (en y comprenant ceux d’Alsace-Lorraine, soumis à la loi du 7 septembre 1919, sur les sanatoriums, depuis le décret du 12 novembre 1938).

é) Dispensaires. — Les dispensaires, centres de toute l’organisation antituberculeuse, ont reçu leur existence légale de la loi Léon Bourgeois (15 avril 1916). La loi prévoit quatre types de dispensaires i 1° dispensaire public , auquel le législateur semble donner la préférence; 2° dispensaire privé ; 3° dispensaire mutualiste ; 4° dispensaire créé par une administration ou établissement public.

Il existe actuellement (1939) 892 dispensaires en France, donnant annuellement deux millions de consultations. En 1935, le nombre des tuberculeux suivis a été de 351 687 et celui des tuberculeux dépistés de 74 364. Le nombre des placements dépasse 80 000 par an.

f) Organismes de prophylaxie de la tuberculose de l’enfant.

— Les préventoriums médicalement surveillés possédaient, au début de 1938, 9 200 lits. Les fdiales de V Œuvre Grancher avaient placé 6 000 enfants, 1 000 enfants étaient confiés à V Œuvre du placement familial des Tout-Petits.

g) Certains départements ont fait un effort considérable. Celui du Rhône1 possède à Lyon-Villeurbanne huit dispensaires, et cinq dans d’autres centres secondaires du département. Le Comité départemental de lutte contre la tuberculose a créé un sanatorium (Bayère) et quatre préventoriums (170 lits). Les Hospices civils de Lyon ont spécialisé 700 lits d’isolement pour les adultes et 99 pour les enfants tuberculeux et développé leur hôpital maritime de Giens pour 500 enfants scrofuleux. L’Hôpital hélio-marin interdépartemental à Hyères, possède 150 lits pour les tuberculeux chirurgicaux des deux sexes. Des institutions privées en offrent plusieurs centaines. Le

1. Voir A. Rochaix. Rapport général sur l’étal actuel de l’armement d’hygiène sociale du département du Rhône et les perfectionnements â lui apporter. Une brochure de 53 pages, Lyon, juillet 1935.

Conseil général du Rhône a créé un sanatorium (Petites Roches), tout à fait moderne, de 600 lits pour les malades de Lyon et du département. Une fdiale de l’Œuvre Grancher est très active et place les enfants, dès la naissance, dans des centres d’élevage.

Toute cette organisation, spécifiquement antituberculeuse, est complétée par de très nombreuses œuvres en faveur des enfants, des convalescents, des colonies de vacances, etc.

h) Deux chaires d’enseignement de clinique et de prophylaxie de la tuberculose existent en France, à Paris (1928) et à Lyon (1931). Il faudrait les multiplier.

Vingt-six écoles forment les assistantes sociales (diplôme d’État) pour le fonctionnement des institutions de prophylaxie sociale. Au début de 1938, 1 600 assistantes sociales étaient utilisées dans la lutte contre la tuberculose.

i) La vente du timbre antituberculeux, inaugurée par deux campagnes d’essai en 1925-1926 et 1926-1927 et poursuivie par des campagnes nationales, à partir de 1927-1928, procure aux organisations de lutte antituberculeuse des ressources appréciables (18 484 767 francs en 1936-1937).

En somme, l’effort français a été considérable. Il permettra sans doute de rattrapper beaucoup d’autres nations, plus en avance dans la baisse du taux de la morbidité et de la mortalité tuberculeuses.

Page 1