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LE RHUMATISME

du rhumatisme (Osgood). Une statistique de la Metropolitan Insurance C°, portant sur ses 600 000 assurés, montre, que tous les ans, il se déclare, parmi le nombre total des malades, 9 p. 100 de rhumatisants et 4,5 p. 100 seulement de tuberculeux (Heutch).

En Suède , tous les ans, 10 000 à 12 000 personnes (c’est-à-dire 15 à 20 sur

10 000 habitants) sont frappées de cette maladie. En Norvège, en sont atteints 11,3 habitants sur 10 000. Au Danemark, 115 sur 10 000.

Dans la République Argentine , on a enregistré, en 1935, 4 663 morts par rhumatisme, dont 576 enfants de moins de cinq ans. A Buenos-Aires, le rhumatisme a causé en 1934, la mort de 920 enfants au-dessous de quinze ans, plus que la diphtérie qui revendique 762 décès.

Il en est de même en Allemagne, en U. R. S. S., dans tous les pays.

« Aussi paradoxal que cela puisse paraître à première vue, le rhumatisme est plus fréquent que la tuberculose » (Mathieu-Pierre Weil et R. Theiler).

La différence est que le rhumatisme n’est que tardivement mortel, par la cardiopathie, qui en est la conséquence. Mais cette dernière n’est pas la seule cause de décès. Aux États-Unis, 10 000 personnes meurent annuellement de rhumatisme (cardiopathie exceptée) (Dublin, 1935).

La maladie rhumatismale entraîne une lourde invalidité. En Allemagne,

11 p. 100 de tous les cas d’invalidité sont imputables au rhumatisme (Zimmer). Au Danemark, 14 p. 100 contre 12 p. 100 seulement pour la tuberculose (De Munter, 1932). En Angleterre, 17 p. 100 (Glover, 1930), etc.

C’est la maladie qui coûte le plus cher. En Angleterre, en 1927, les dépenses pour les assurés se sont élevées, de son seul fait, à cinq millions de livres pour les frais de maladie, et à douze millions pour les pertes de travail. C’est une charge très lourde pour la société.

Facteurs sociaux. — Deux sont importants :

a) Conditions de travail. — Les professions qui exposent le plus à la maladie rhumatismale sont celles qui nécessitent des conditions de grande chaleur (métallurgistes, boulangers), d’humidité (ouvriers du textile, mineurs) ou de changements brusques de température (fermiers, cheminots, etc.). Les microtraumatismes répétés entraînent rapidement la douleur et la limitation des mouvements chez les individus prédisposés (Mathieu-Pierre Weil, Freund, etc.).

b) Conditions de logement. — De nombreux auteurs (Edstrom, Fox et van Breemen, Danischewsky, etc.) ont établi le rapport indiscutable existant entre les mauvais logements et la maladie rhumatismale. Les locaux humides, sans air, sans lumière, favorisent son éclosion. Ajoutons que l’habillement a son importance : le port des vêtements de laine contribue à protéger contre le rhumatisme.

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