FACTEURS SOCIAUX
Prophylaxie. — Nous ne pouvons instituer de prophylaxie spécifique, dans l’ignorance où nous sommes de la vraie nature de la maladie, mais des mesures efficaces peuvent être prises :
a) Surveillance des convalescents après la première atteinte. ■ — - La maladie rhumatismale est une maladie à récidives. Il faut donc, après la première atteinte, surveiller le malade pendant la convalescence. Les Anglais ont créé des centres spéciaux de convalescence. Il faut même continuer la surveillance après, mettre le sujet dans les conditions d’hygiène nécessaires, l’obliger à prendre les précautions indispensables (en somme, comme le tuberculeux). Citons, en France, l’effort du Dr Dausset, qui a créé en 1931 l’œuvre de a L’entFaidc des Rhumatisants ».
b) Au voint de vue professionnel. — Améliorer les conditions de travail, é'iminer les prédisposés des professions qui favorisent la maladie i humatismale.
c) Lutte centre le taudis. — Elle est capitale et peut être plus importante encore qu'en ce qui concerne la tuberculose (voir p. 350).
En France, a été fondée en 1929, la « Ligue française contre le rhumatisme », section de la Ligue internationale.
De divers côtés, on se préoccupe de créer des œuvres d’assistance, avec maisons de repos, pour cardiaques et rhumatisants.
Le Comité d’Hygiène de la Société des Nations a, dans sa session de mai 1934. nommé le professeur Jitta, rapporteur pour les questions relatives au rhumatisme et de nombreux travaux ont déjà été présentés.
Le Gouvernement français vient d’entrer dans la voie de la lutte contre le rhumatisme, et a nommé une Commission chargée d’étudier les moyens de lutter contre le fléau, qui n’avait jamais été jusqu’ici envisagé officiellement en France, sous l’angle social.
Décret du 16 novembre 1936, portant création d’une Commission permanente du rhumatisme (J. O., 22 novembre 1936, p. 12, 127), intégrée depuis 1938, dans le Conseil Supérieur d’Hygiène Sociale.