LUTTE CONTRE U HÉRÉDITÉ MORE IDE
dissemblable, avec les étiologies les plus variées, sans parler du facteur de récessivité, suivant la loi mendélienne, c’est-à-dire que la tare ne réapparaît que si le hasard des générations fait se rencontrer deux cellules sexuelles mâle et femelle, porteuses des facteurs morbides. On verrait dans ces cas, la maladie réapparaître de façon incessante.
D’autre part, les faits qui concernent l’hérédité morbide sont établis sur des statistiques, donc sur de grands nombres, avec un pourcentage variable et des causes diverses, dont nombre sont encore inconnues, et l’application se fait sur les individus. Dans quelle perplexité doivent se trouver les médecins légistes, appelés à juger les cas particuliers.
Les psychiatres — et Fr. Adam s’est fait leur porte-parole — attirent l’attention sur le rôle important que jouent les préoccupations sexuelles dans la genèse des psychoses. Les individus diminués génitalement peuvent présenter — et le cas n’est pas rare — des accidents mentaux, dépressifs et obsédants. On reproche aussi à la stérilisation de favoriser l’inconduite et la prostitution et par conséquent d’aggraver le péril vénérien.
Malgré ces inconvénients, la stérilisation eugénique donnera-t-elle les résultats généraux espérés? En Allemagne, où l’application, comme nous l’avons vu, se fait de plus en plus stricte, d autant plus qu’elle est à la base, à côté des lois dites de Nuremberg, sur la protection du sang et de l’honneur allemand, etc., de la politique raciale, poursuivie par ce pays, les résultats sont problématiques. On a calculé qu’il faudrait stériliser au moins 20 p. 100 de la population pour avoir quelques chances d’éliminer les seules maladies héréditaires que l’Allemagne a envisagées dans sa législation. En France, d’ailleurs, cette mesure ne serait pas acceptée.
2° Examen prénuptial obligatoire. — Cet examen serait, au contraire, facilement admis par l’opinion médicale et l’opinion publique.
Il aurait ] Avantage d’écarter du mariage les individus susceptibles de procréer des indésirables, mais n’empêcherait pas, évidemment, leur procréation, puisque les générateurs pourraient se réfugier dans des unions illégitimes. Il empêcherait, du moins, la naissance d’un certain nombre de tares et protégerait la partie de la population en situation régulière de vie.
La délivrance des certificats sera délicate. On se heurtera, dans