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CHAPITRE LXXVI

ALCOOLISME

1/ alcoolisme est un des grands fléaux qui accable l’humanité. Son étude est plus importante en France que partout ailleurs, notre pays tenant la première place dans l’ordre de la consommation de l’alcool.

L’attention a été attirée, en 1852, par le Suédois Magnus Hüss sur les dangers de la consommation exagérée de l’alcool distillé.

Sous le nom d 'alcoolisme, nous traiterons des méfaits dus à toutes les boissons qui contiennent de l’alcool, qu’ils soient le résultat de l’alcool lui-même, ou celui des autres substances contenues dans ces boissons, par exemple des essences surajoutées (absinthe, etc).

Non seulement l’alcool et les autres poisons qui l’accompagnent (essences notamment) engendrent des maladies spéciales, mais l’alcoolisme crée un terrain favorable à la tuberculose et aux diverses infections. Il agit sur le système nerveux, ayant une part considérable dans l’étiologie de nombreuses maladies nerveuses , de la folie , de la criminalité : il impressionne la descendance ; il crée le paupérisme. Une race alcoolique est une race perdue. L'alcoolisme est un péril n ational ; c’est un fléau social.

En France, on reconnaît toute l’étendue du péril; mais, les mesures officielles sont absolument insuffisantes. Les hygiénistes, les économistes, les hommes politiques, les philantropes étudient les différentes faces de la question.

Il est certain que ce problème est particulièrement complexe , chez nous plus que partout ailleurs ; nous sommes des polybuveurs ; nombreuses sont les matières premières qui servent à produire l'alcool ; nombreuses sont les industries qui vivent de l’alcool; importantes sont les recettes du budget provenant de l’alcool ; étendus sont les privilèges de certains distillateurs. La solution est très difficile à trouver.

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