‹ Précis d'hygièneChapitre 422 sur 447 · CONSOMMATION DES BOISSONS ALCOOLIQUES · texte numérisé non relu

CONSOMMATION DES BOISSONS ALCOOLIQUES

4° Consommation de V alcool suivant les départements.

— Ce sont nos départements du nord-ouest et de la Gironde qui sont les plus contaminés (voir fig. 212).

Fig. 212. — Décès par alcoolisme en France, par départements pour 100 000 liab.,

en 1930-1931.

5° Mortalité par alcoolisme. — L’alcoolisme n’a été introduit dans la nomenclature des causes de décès, dans la statistique générale de la France, qu’en 1929, sous le titre « Alcoolisme aigu ou chronique ». Les chiffres, donnés par les statistiques, n’ont donc pas de valeur absolue, car seuls les cas de delirium tremens et de cirrhose alcoolique ont été déclarés comme dus à l’alcoolisme. Or, comme on le verra plus loin, l’alcoolisme crée ou aggrave de nom-

ALCOOLISME

breuses maladies et pour beaucoup de vésanies d’origine alcoolique, c’est le diagnostic psychiatrique qui est porté au décès.

Mais, en dressant la carte (fig. 212) de la mortalité par alcoolisme, suivant les départements, on peut faire malgré ces lacunes et ces imperfections d’utiles comparaisons et se rendre compte de la répartition du fléau, en France.

On constate ainsi que 35 départements ont une mortalité supérieure à la moyenne; 19 ont un taux plus grand que 3. Ceux qui présentent la plus forte mortalité comprennent principalement les régions de la Normandie, de la Bretagne et de la Gironde, les départements savoyards, le Haut-Rhin, l’Aisne, la Seine-et-Marne et l’Indre-et- Loire.

Les départements à plus faible mortalité sont par ordre croissant : les Basses-Alpes, l’Ariège, le territoire de Belfort, les Bouches-du- Rhône, la Corse, le Gard, la Vienne, l’Aveyron, les Alpes-Maritimes, la Corrèze, le Loiret, la Lozère, où le taux ne dépasse pas 0,5 pour 100 000 habitants (S. Anselme).

Page 1