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DE DONNEUSES DE LAIT

*7° Enseignement et vulgarisation de la puériculture ,

— L’ignorance et les préjugés des mères sont des facteurs puissants de mortalité infantile. Aussi le premier congrès international des Gouttes-de-lait, réuni à Paris, en 1905, a émis le vœu : Que les pouvoirs publics facilitent par tous les moyens la vulgarisation de l'hygiène infantile. Des vœux dans le même sens ont souvent été émis dans les congrès touchant aux enfants du premier âge.

a) Consultations de nourrissons et Gouttes-de-lait. — Ces œuvres devraient être de véritables écoles des mères , de véritables Instituts de puériculture. Une école de puériculture a été fondée à Paris (Weill-Hallé). Les écoles d’assistantes sociales possèdent un enseignement de puériculture très complet, avec stages dans les œuvres

de lutte contre la mortalité infantile. Ces assistantes sociales doivent, dans la suite, être de véritables éducatrices en puériculture des mères, surtout à la campagne.

b) Enseignement de la puériculture à V école. — Dans les pays du Nord, les pays Scandinaves en particulier, l’éducation de la jeune fille, à ce point de vue, est poussée très loin. En France, le décret du 18 août 1920 a institué officiellement l’enseignement de la puériculture dans les écoles primaires supérieures et dans les écoles normales d’institutrices.

c) Conférences populaires T hygiène infantile. — Les conférences de Budin, Pinard, Yariot, etc., ont depuis longtemps, par leur succès, démontré l’utilité de ce moyen.

d) Affiches et brochures. — Les affiches sont peu lues. Les instructions imprimées, délivrées avec le livret de famille, au moment du mariage, constituent un guide excellent.

8° Conseil supérieur des enfants du premier âge. - — - Institué par l’article 3 de la loi du 23 décembre 1874, cet organisme a pour mission de réunir et de coordonner les renseignements transmis au Ministre sur la mortalité infantile, d’étudier les mesures les meilleures pour lutter contre cette mortalité, etc. Il doit être en liaison avec le Conseil supérieur de V Assistance publique , créé en 1888 et le Conseil supérieur de l'enfance créé en 1937. Enfin, une inspection générale des services de l'enfance a été créée par décret du 2 janvier 1937.

Conclusions.

Les principes qui doivent nous guider dans la lutte contre la mortalité infantile sont donc :

1° La protection de la mère avant l’accouchement et pendant l’accouchement permettra de lutter contre le péril congénital (présentations vicieuses, traumatismes obstétricaux, en particulier). La lutte générale contre la syphilis et l’alcoolisme sur laquelle nous reviendrons souvent, est ici de toute première importance (voir péril congénital, p. 79).

2° Favoriser l’allaitement maternel et donner à la mère tous les moyens nécessaires pour le pratiquer (dispositions législatives, mutualités maternelles, consultations de nourrissons, centres d’élevage, etc.).

3° Dans le cas d’impossibilité d’allaiter au sein, donner un lait irréprochable , suivant une technique dont les mères doivent être parfaitement instruites.

HYGIENE DU PREMIER AGE

4° Organisation et surveillance médicales avec le concours des assistantes sociales pour lutter contre le péril infectieux (p. 79).

5° Education des mères et vulgarisation des méthodes de puériculture.

Les résultats obtenus en France sont déjà très appréciables, puisque notre mortalité infantile est tombée de 17,9 p. 100 naissances pendant la période 1856-1866 à 7,5 en 1931. Mais il n’y a pas de raison pour que nous n’arrivions pas à l’abaisser encore au taux de la Suisse : 5,7 ou de la Norvège : 4,8 p. 100 et même au-dessous de ces chiffres. D’une façon générale, le nourrisson ne doit pas mourir.

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