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HYGIÈNE DE LA PRODUCTION LAITIÈRE

par des industriels peu honnêtes, à des injections préalables de tuberculine, dans le but d’obtenir une accoutumance. Mais, Vallée, en 1904, a montré que cette prétendue accoutumance n’existe pas. La réaction, au lieu de se produire entre la douzième et la vingtquatrième heure, peut être mise en évidence dès la deuxième heure.

Elle est simplement avancée (fig. 11). En somme, Y emploi obli-

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Fig. 11. — Épreuve à la tuberculine (bovidé)

gatoire de la tuberculine devrait être le point fondamental de tout système de prophylaxie contre la tuberculose.

De plus, on devrait exiger la recherche (par inoculation au cobaye) du bacille de Koch dans le lait; pour l’alimentation infantile, cette épreuve devrait être renouvelée toutes les six semaines.

Quant aux brucelloses, un décret ministériel de 1929, prévoit que les laits de chèvres et de brebis atteintes ne peuvent être consommés qu’après ébullition ou pasteurisation (voir p. 144).

do Hygiène de la traite . — Trop souvent les vaches laitières sont entretenues dans un état de malpropreté qui indique que le pansage à la brosse et à l’étrille est absolument inconnu des cultivateurs. Ce pansage doit avoir heu tous les jours, en dehors des heures de traite. On sait que bon pansage vaut demi-ration, et il faut compléter la toilette par le lavage de la queue et de l’arrière-

LE LAIT

train. Il est indispensable aussi d’aérer les animaux, même en hiver, de les mettre au soleil, ne serait-ce que quelques instants. Nous savons que 1 insolation est aussi utile aux animaux qu’aux plantes et qu à 1 homme, et il est nécessaire que les rayons solaires arrivent au contact de l’organisme pour que celui-ci puisse effectuer la synthèse de certaines vitamines. Un des avantages du pâturage et de l’alpage est justement la possibilité d’insoler les animaux et de leur faire produire du lait meilleur en même temps que leur santé s’en trouve mieux. Sur un animal propre, une traite convenable est plus facile. La traite peut être manuelle ou mécanique, mais c’est le plus souvent la première qui est employée par les producteurs, en raison du plus grand nombre de petites exploitations. Elle doit débuter par' un massage de la glande et elle doit être pratiquée à fond, car s’il reste du lait, si peu soit -il, dans la mamelle, ce lait peut influencer la sécrétion ultérieure en la diminuant de quantité, et, d’autre part, le producteur perd la meilleure partie du produit, car c’est le dernier lait qui renferme le plus de matière grasse. Enfin, ce lait qui reste dans les sinus galactophores constitue un milieu de culture pour les germes venus du dehors par voie ascendante et facilite l’éclosion des mammites. La traite doit être également rapide et il est d’usage d’éliminer les premiers jets de lait qui présentent une teneur microbienne élevée.

On a préconisé d’effectuer l’opération de la traite dans une salle de traite annexe, mais cette création constitue pour la plupart des exploitations un luxe qu’il est inutile de préconiser pour l’instant. Les traites seront faites régulièrement, aux mêmes heures, autant que faire se peut, et le vacher qui doit traire les animaux sera propre ; il examinera le lait de chaque trayon avant la traite, pour éliminer celui qui pourrait paraître anormal; si le lait d’un ou plusieurs trayons n apparaît pas normal avant la traite, il faudra mettre le produit de ce ou de ces trayons à part, les vaches malades seront traites à part, si possible dans un local spécial, et leur lait, qui ne devra jamais être écoulé sur la litière ou sur le fumier, car il pourrait servir d’agent de contamination, sera placé dans un récipient séparé en vue de la stérilisation immédiate par la chaleur ou par tout autre moyen antiseptique. Il ne sera jamais livré à la consommation.

Les ustensiles seront, immédiatement après usage, lavés à l’eau froide, puis à l’eau chaude carbonatée à 10 p. 100 et rincés de préférence avec de l’eau additionnée d’une légère quantité d’eau oxy-

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