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IMPORTANCE DE V HYGIÈNE

Mais, on conçoit combien, dans la pratique, l’application des données qu’elle fournit, peut être difficile, en raison de la complexité des conditions dans lesquelles l’homme ou la collectivité à laquelle il appartient, est placé.

2° Domaine de V hygiène. — La définition que nous avons donnée de l’hygiène montre l’étendue de son domaine. Elle constitue un immense carrefour où viennent aboutir les applications, à la conservation de la santé, de sciences multiples : physiologie, pathologie, bactériologie, parasitologie, physique, chimie, économie politique, sociologie, sciences juridiques, etc.

Le médecin qui veut devenir hygiéniste ne peut évidemment envisager de connaître l’ensemble de toutes ces sciences. L’hygiène, dans ses multiples applications, n’est pas confinée dans la médecine, mais si le médecin doit diriger l’hygiène et en formuler les lois, un très grand nombre de professions auront à les connaître et à en réaliser l’application : pharmaciens, vétérinaires, chimistes, toxicologues, ingénieurs, architectes, administrateurs, etc.

3° Importance prépondérante de V hygiène. — L’hygiène s’occupe de préserver la santé. Elle est donc plus importante que la plupart des branches de la médecine. Suivant le vieil adage, il vaut mieux prévenir que guérir. La guérison d’une maladie est aléatoire et quand elle est obtenue, le retour à la santé est rarement complet. La guérison n’est pas absolue, il reste des tares, des séquelles. Les unes sont apparentes, d’autres restent latentes et ne se manifesteront que beaucoup plus tard, sous une modalité imprévue. La plupart des maladies chroniques de l’âge adulte et de la vieillesse sont les conséquences lointaines d’infections ou d’intoxications antérieures. Il n’est pas indifférent de n’avoir jamais eu une maladie ou d’en être guéri.

L’hygiène ne considérant que les causes, en elles-mêmes, des maladies, est une science plus précise que la médecine, qui, elle, est extrêmement complexe, étant donné l’importance du facteur individuel dans la maladie. Sur les données certaines de l’étiologie, il est aisé de formuler des lois précises de prophylaxie. Pour se préserver de la variole ou de la diphtérie, il suffit de se faire vacciner ou revacciner; on sait au contraire, combien le traitement de ces maladies est complexe, variable avec les individus, les formes, les complications.

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