PROTECTION DE LA SECONDE ENFANCE
potages, etc., et on ajoutera progressivement, à partir de dix-huit mois, de la viande, sous la forme de maigre de jambon et de blanc de poulet finement hachés, du poisson bouilli, un peu de cervelle, etc.
Le début du sevrage ne se fera pas au moment des fortes chaleurs, on attendra la fin d’une éruption dentaire, etc.
Vers deux ans le régime se rapprochera fortement de celui de l’adulte. La période de transition est achevée.
2° Protection sociale. — Dès la deuxième année de la vie, le coefficient mortuaire est encore très élevé. La prolongation des fautes précédemment indiquées exerce son influence néfaste.
Analysant les principaux facteurs morbides de la mortalité de l’enfance, Variot dégage cette conclusion : la tuberculose tient le • premier rang comme facteur de la mortalité des enfants ; elle détermine à elle seule un tiers de la totalité des décès; le groupe des maladies infectieuses et celui de la broncho-pneumonie interviennent chacun pour produire un cinquième des décès, le reste étant dû à des causes non spécifiées dans les statistiques.
Le plan de défense sanitaire et préservatrice doit ainsi se décomposer, s’adapter à chacune des maladies évitables. Pour la tuberculose, la syphilis et l’alcoolisme la prophylaxie des parents sera la meilleure sauvegarde de la vitalité des enfants.
Signalons que la vaccination antidiphtérique (voir p. 184), est devenue obligatoire au cours de la deuxième année ou de la troisième année de la vie.
En France, de trois à six ans, l’enfant est admis dans les Écoles maternelles. Il commence à cette époque à entrer dans la période scolaire. On le retrouvera donc à l’école (chap. ix).