Voici la notice des écoles de Lyon
La présence habituelle des poux dans la chevelure n'est pas seulement un signe de malpropreté : elle constitue un véritable danger pour la santé des enfants qui en sont porteurs, et pour leur entourage. Il est du devoir des parents de détruire les poux et leurs lentes (petits œufs qui adhèrent aux cheveux) afin d’en éviter la propagation.
Pour éviter la propagation des poux. — Peigner et brosser les cheveux matin et soir; laver et savonner la tête chaque semaine ; interdire l’échange des coiffures entre enfants : au moins pour les garçons porter les cheveux ras.
Pour détruire les poux. — - Faire sur les cheveux, à trois jours d’intervalle, deux applications d’un mélange d’huile et de pétrole à parties égales : trois jours après laver la tête à l’eau chaude et au savon noir.
Pour faire tomber les lentes. — Peigner soigneusement les cheveux à plusieurs reprises avec un peigne fin trempé fréquemment dans du vinaigre chaud.
En cas de plaie du cuir chevelu, prendre d’abord l’avis d’un médecin.
Les enfants porteurs de poux et de lentes doivent être exclus de l’école comme atteints d’une véritable maladie transmissible.
L'ÉCOLIER
Les cantines scolaires rendent, à ce point de vue, les services les plus signalés. On s’en est rendu compte de très bonne heure (Victor Duruy, 1868). La cantine scolaire est une nécessité pour de nombreuses catégories d’enfants : enfants nécessiteux, dont les parents travaillent hors de chez eux et ne peuvent pas préparer un repas de midi, ceux qui, à la campagne, viennent de hameaux éloignés, etc, qui trouveront à la cantine un repas chaud et réconfortant.
Depuis l’installation de cantines dans les écoles de la ville de Paris, en 1881, elles se sont multipliées dans nombre de grandes villes et beaucoup d’écoles de campagne ont suivi le mouvement. On en signalait plus de 8 000, dans les diverses écoles en 1933.
Les menus doivent être soigneusement étudiés, soit pour l’école maternelle, soit pour l’école primaire et l’installation de la cantine doit être simple mais hygiénique. Les cantines scolaires devraient être utilisées pour l’enseignement ménager aux grandes fillettes de l’école primaire.
La distribution de tasses de lait , chaud en hiver, à 16 heures et à 10 heures se répand avec juste raison, de plus en plus. Des premiers essais, effectués à Paris, Lyon, Lille, il résulte que dans les écoles où la distribution de lait avait lieu, les enfants présentaient, au point de vue du poids et du développement, une supériorité incontestable sur ceux des autres écoles.
d) Sommeil . — - L’enfant a besoin de sommeil. Durée :
de 2 à 3 ans.
Ces chiffres peuvent être diminués en été (d’une demi-heure). En somme : dix heures avant quinze ans, neuf ensuite. On entend par cette durée un bon sommeil calme, reposant, durant toute la nuit et non pas seulement le temps passé au lit.
Un lit en fer un peu dur est préférable, avec un sommier élastique et un matelas de crin ou de varech, la tête peu élevée, le corps peu couvert, la tête découverte, le col et les poignets peu serrés, la chambre ou le dortoir vaste ou bien aéré.
La sieste est nécessaire aux enfants des écoles maternelles.
De 16 heures.
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e) Éducation physique . — L’école manquerait gravement à une partie importante de sa tâche, si elle continuait à négliger le développement physique de l’enfant (chap. 166).
Les Chinois, les Grecs, les Romains donnaient à leurs enfants, dans les écoles, le goût des jeux, des sports, des travaux agricoles. Puis les soins du corps furent négligés au profit exclusif de l’esprit. Heureusement, suivant l’exemple donné depuis plus d’un siècle par la Suède, puis par l’Allemagne et l’Angleterre, l’éducation physique tend enfin à reprendre en France la place qu’elle aurait dû toujours occuper.
a) Les jeux. Sports. ■ — Ils constituent la méthode d’exercices la mieux appropriée aux goûts ou à l’hygiène du jeune âge. Ils répondent aux besoins essentiels de l’enfant; s’amuser et s’exercer; l’enfant a un besoin continuel de mouvement; celui-ci est chez lui une condition de croissance. « Un enfant qui joue est un enfant bien portant. » Les Anglais ont fait des jeux le but de l’éducation physique.
On peut rapprocher le chant, dont l’enseignement est un moyen d’éducation générale « d’une puissance étonnante ». Les récréations doivent être consacrées aux jeux; les jeux de plein air seront quotidiens et dureront au moins deux heures, répartis à divers moments de la journée. Des terrains de jeux (dans les écoles, comme dans les Pays Scandinaves, et aussi municipaux) devraient être mis à la disposition des enfants. La marche , la natation , V escrime devraient être conseillées, encouragées, dirigées. Les sports seront favorisés, dans l’enseignement secondaire surtout : football, tennis, etc. L’institution des boy-scouts , qui nous vient d’Angleterre, a pris chez nous un développement déjà important mais qu’il est nécessaire d’étendre encore.
b) La gymnastique. — Elle est formée par un ensemble d’exercices méthodiques scientifiquement classés et étudiés, et destinés à favoriser le développement harmonieux de diverses parties du corps. Ces exercices ne peuvent être les mêmes pour les enfants bien portants et pour les enfants malingres. A ce point de vue, les enfants seront classés par le médecin scolaire selon le développement de leurs forces physiques. De même, à partir de dix ou onze ans, les filles ne doivent plus et ne peuvent pas exécuter les mêmes exercices que les garçons. Lorsque les enfants en auront besoin, comme il arrive souvent dans les villes, ils seront soumis à une réédu-
cation des organes de la respiration (Rosenthal). A l’école primaire, il ne sera employé que des exercices de développement (gymnastique suédoise), tendant à éduquer les mouvements ou à favoriser la croissance; les exercices préconisés, qui seront avantageusement courts et répétés (exercices d’assouplissement de quelques minutes à la fin des classes, par exemple), seront à la portée de tous et ne devront pas être l’apanage de quelques privilégiés : les faibles (préscoliotiques, etc.), devront en tirer un bénéfice plus considérable que les forts. Les exercices d’application (avec agrès, etc.), seront réservés à des jeunes gens plus âgés (oeuvres post-scolaires, régiment, etc.). La leçon de gymnastique doit être donnée régulièrement chaque jour ; elle sera au maximum d’une demi-heure pour les petits et de trois quarts d’heure à une heure pour les grands; elle ne sera jamais placée dans l’heure qui suit le repas, et ne sera pas suivie d’un travail intellectuel intensif; elle sera rendue agréable en même temps qu’utile.
c) Les travaux manuels. — Ils ont pour but d’habituer l’enfant à se servir habilement de ses mains, et non de lui apprendre un métier déterminé; par le développement de l’adresse, de la sûreté du coup d’œil, ils concourent, avec les autres exercices physiques rationnels et scientifiques, à apprendre à l’enfant à coordonner ses mouvements, à utiliser ses membres et ses muscles en obtenant le maximum de résultat. Ils sont obligatoires dans les écoles Scandinaves (manuels pour les garçons : bois ou fer, ménagers pour les filles). Les travaux manuels ne peuvent guère être utilement faits que par des enfants de onze à quatorze ans, ils peuvent n’avoir lieu que deux fois par semaine, chaque semaine durant une heure. Ils varieront avec les conditions de pays, de sexe, de disposition, etc.; travail du bois et du fer, jardinage, couture, etc.
d) Direction. — Les instituteurs doivent être aptes à diriger les exercices physiques, aidés ou non de professeurs spéciaux. Ces exercices seront sanctionnés par un examen ou par une note.
Au médecin scolaire appartient le classement des élèves à la rentrée, en distinguant ceux qui peuvent suivre les cours normaux et complets de gymnastique, ceux qui doivent être exempts de certains exercices, ceux qui doivent en être dispensés, ceux qui ont besoin d’exercices orthopédiques (scoliose). A lui de diriger ces derniers exercices, de contrôler les résultats (fiche de santé). (Voir chap. x, Exercices physiques et Sports.).
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3° Hygiène intellectuelle.
La surcharge des programmes officiels d’enseignement dans les écoles, le système des examens à époque fixe avec le travail intensif qui les précède, sont pour les enfants des causes de surmenage intellectuel dont leur santé se ressent trop souvent. L’hygiéniste, le médecin scolaire devraient être consultés dans l’élaboration des programmes. Du moins doivent-ils rechercher avec le pédagogue les meilleures conditions de travail de l’écolier pour « le maximum de rendement avec un minimum d’effort ». Pour y parvenir, /’ éducation intellectuelle et V éducation physique doivent être deux cléments non point opposés , mais complémentaires. Il faut que l’éducation intellectuelle de l’écolier soit en rapport avec son développement physique. Le travail cérébral, surtout prolongé, produit une usure considérable de l’organisme, qui doit être réparée et compensée assez vite.
C’est d’après ces principes que sera établi Y emploi du temps.
L’expérience a prouvé que le travail du matin, surtout après une courte période de mise en train, est beaucoup plus facile et plus productif; l’attention est plus éveillée, la fatigue plus rapide et les fautes plus nombreuses dans l’après-midi; la morbidité est moindre dans les écoles où les classes n’ont pas lieu l’après-midi. En Allemagne, en Angleterre, et même dans quelques nouveaux collèges français, on réunit toutes les classes le matin, pour laisser l’après-midi au repos intellectuel.
On a remarqué aussi que la quantité totale de travail fourni en un temps donné augmente régulièrement pendant les cinq heures successives que peuvent durer les classes (avec interruption de cinq à quinze minutes toutes les heures); mais la qualité du travail diminue. Aussi faut-il tenir compte de la difficulté des matières enseignées, et placer par exemple à la première heure le travail le plus ardu (mathématiques, puis latin-grec), pour terminer par celui qui demande le minimum d’efforts (littérature ou histoire et géographie, puis dessin).
Chabot propose trois classes le matin (deux classes abstraites et une leçon concrète), et deux le soir (une leçon concrète et un exercice), avec un travail quotidien de six heures entre sept et douze ans, de sept entre douze et quinze, de huit au-dessus.
En France actuellement, les classes sont divisées d’heure en heure par dix ou quinze minutes de repos. Il semble que, dans les classes
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supérieures (après quatorze ans, ou à partir de la seconde), des interruptions moins fréquentes, des classes d’une heure et demie à deux heures, soient préférables.
Quant aux sujets traités suivant l’âge, on ne devrait pas apprendre à lire et écrire aux enfants avant six ou sept ans (classes enfantines); à l’école maternelle (classes peu nombreuses), on devrait surtout instruire en amusant, n’apprendre que des choses simples (Mme Kergomard), d’ordre journalier (leçons de choses, avec repos fréquents, siestes, jeux, etc.).
A l’école primaire, en France, les élèves ont six heures de classe par jour, trois le matin et trois le soir (sauf le jeudi et le dimanche, où il n’y a pas de classes). Ce travail est excessif chez les jeunes enfants, surtout s’ils ont en plus des devoirs à faire en famille. Aucun travail ne devrait être donné aux enfants en dehors des heures de classe avant dix ans.
Dans les écoles supérieures et les écoles normales, le surmenage est plus intense encore. Dans les lycées et collèges, il sévit surtout dans les classes d’examens ou de concours (Féré).
Or le surmenage peut avoir les plus funestes influences (Mathieu) sur le système nerveux (céphalée, neurasthénie, méningites), sur le développement (infantilisme), sur la santé en général (dyspepsie, palpitations, chloro-anémie, tuberculose), sur le caractère. Il convient de l’éviter par tous les moyens possibles.
Le surmenage peut être mesuré ; on l’a mesuré scientifiquement par plusieurs méthodes dans les laboratoires médico-pédagogiques : méthode ergographique de Mosso (la force musculaire faiblit parallèlement avec le fléchissement de l’effort cérébral), méthode esthésiométrique de Griesbach (la sensibilité, mesurée avec les deux pointes d’un compas plus ou moins écartées, diminue sur la peau de la face et des doigts), méthodes pédagogiques (dictées, calculs, combinaisons, tests divers de Binet et Simon, etc.)- Mais les résultats de ces mensurations, même les plus sensibles et les plus exactes (esthésiomètre), ne sont pas toujours applicables à tous les enfants : les conditions individuelles exercent, à ce point de vue, une influence considérable (Malapert).
Pour éviter le surmenage et le « malmenage » scolaires, en dehors des principes sur l’emploi du temps, les récréations, les vacances, les exercices physiques, etc., il convient de savoir éveiller et soutenir l’attention des élèves, varier les exercices ou les leçons (une seule ne devrait pas durer plus d’une demi-heure à trois quarts d’heure); les devoirs des vacances devraient être supprimés, etc.
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4° Hygiène morale .
Il appartient aux délégués cantonaux (choisis par le préfet) de veiller sur l’éducation morale des enfants, aussi bien que sur leur instruction et leur bien-être physique. A ce point de vue, les maîtres et maîtresses doivent donner constamment le bon exemple. C’est à eux d’inculquer aux enfants, outre le sentiment de la responsabilité et de la dignité, le respect de celles d’autrui, la discipline et l’obéissance aux lois, ‘particulièrement aux lois ayant pour objet la protection de la santé publique.
La tempérance doit être apprise à l’école : montrer les méfaits de l’alcoolisme, les avantages de l’économie domestique; aux grandes élèves, on donnera avec fruit des principes d’enseignement ménager (cuisine, couture, puériculture, etc.) ; à tous on tâchera de donner le goût des distractions saines et profitables (beaux-arts, lecture, promenades, voyages, culture, etc.). En préparant avec soin de futures mères de famille, on pourrait contribuer à la solution du problème de la dépopulation.
L’hygiène génitale devrait être non seulement surveillée à l’école, mais bien enseignée dans les grandes classes, à l’époque de la puberté.
L’ éducation sexuelle doit être délibérée, lente, progressive et mesurée : l’enseignement de la botanique et de la zoologie pourrait servir d’auxiliaire. Les jeunes gens et les jeunes filles qui vont quitter l’école ou le collège doivent être prévenus contre le péril vénérien.
Les élèves doivent être surveillés non seulement pendant la classe, mais encore pendant la récréation et surtout, au point de vue de l’onanisme; les masturbateurs rebelles doivent être exclus et soignés. Avec une surveillance bien comprise, rien ne semble devoir empêcher les écoles mixtes, lorsque des raisons de commodité les rendent utiles dans les petites classes.
En France, toute punition corporelle est abolie; toute peine humiliante, dégradante, devrait l’être également. Aucune punition ne doit être contraire aux lois de l’hygiène physique; le plus souvent les punitions morales sont plus efficaces que les punitions matérielles. Avant de punir, le maître doit toujours s’assurer que l’enfant est pleinement responsable de sa faute; la paresse est souvent non pas un vice, mais la résultante de tares plus ou moins manifestes (végétations adénoïdes, troubles de la vision ou de l’audition, anémie, lymphatisme, neurasthénie).
Quant aux récompenses, elles devraient être décernées en tenant compte surtout de l’effort fourni, de la bonne volonté de chaque enfant. C’est à tort que l’on classe les élèves, en les comparant les uns aux autres; tous ne sont pas capables, à égalité d’effort, d’obtenir les mêmes résultats dans toutes les branches. Mieux vaudrait comparer les notes obtenues par chaque élève aux
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notes moyennes de la classe; mieux encore, comme à l’école alsacienne, comparer chaque élève à lui-même à son travail actuel, à son travail antérieur.
En un mot, l’éducation morale doit avoir pour base l’éducation de la volonté et le développement de l’idéal.
5° Enfants anormaux.
On peut les classer en :
a) Anormaux physiologiques c’est-à-dire par la vision, l’audition;
b) Anormaux organiques, c’est-à-dire par débilité générale, rachitisme, tuberculose menaçante ou confirmée;
c) Anormaux psychiques , c’est-à-dire instables, déséquilibrés, arriérés (névropathes, épileptiques, dégénérés empreints d’hérédité syphilitique, alcoolique, tuberculeuse).
Régis les subdivisise en :
a) Anormaux ou arriérés, c’est-à-dire non inférieurs au niveau mental commun (an. amoraux, etc).
f a) légers
b) Anormaux arriérés. < (3) moyens
( y) profonds
> calmes (ou instables) ou agités
( calmes.
( agités, calmes, agités, calmes agités.
Cette classification permettra au médecin scolaire de diriger avec fruit l’éducation physique et intellectuelle de l’écolier.
Aux anormaux physiologiques , il assignera des places convenables en classe, donnant en outre les conseils nécessaires à leurs parents pour l’envoi aux consultations spéciales (yeux, oreilles, nez). Quant aux anormaux organiques , il exemptera de gymnastique et de jeux trop violents les pottiques et coxalgiques, ainsi que les cardiaques auxquels il pourra interdire les bains-douches ; ceux atteints de malformations ou de déformations (scoliose) seront placés dans les meilleures conditions hygiéniques, suivront des exercices orthopédiques, etc.; les malingres, les candidats à la tuberculose pourront être désignés pour les classes de plein air, les colonies de vacances, un régime spécial (suralimentation), etc.
Pour les anormaux psychiques , le médecin scolaire doit indi-
rochaix. — Précis d’hygiène.
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quer à l’autorité administrative et aux parents la meilleure situation qui convient à chacun d’eux.
Les anormaux non arriérés , qui comprennent surtout les anormaux amoraux, ne peuvent recevoir d’éducation utile que dans un internat. La création d’écoles autonomes de perfectionnement est désirable pour eux, afin qu’ils puissent y recevoir une instruction analogue à celle des écoles ordinaires et une éducation spéciale ayant pour but de corriger leurs anomalies morales. Les corrigibles pourraient ainsi, dans la suite, regagner les classes communes; les incorrigibles pourraient être dirigés vers les asiles de dégénérés et les colonies agricoles qui y sont annexées. Le système est préférable, à tous points de vue, aux institutions pénitentiaires.
Les arriérés moyens et légers pourront être désignés pour les classes de perfectionnement, comme il en existe à Paris, à Bordeaux, à Lyon, à Montpellier, à Tours.
Les arriérés profonds seront, autant que possible, hospitalisés dans des établissements spéciaux où on pourrait les sélectionner en sections perfectibles, section d’écolage, sections d’ateliers et de colonies agricoles. Pour tous les anormaux psychiques, le séjour à la campagne doit être conseillé.
L’idée d’un Internat pour anormaux est préférable au système de l’externat, à cause surtout des mauvais exemples que trop souvent les enfants amoraux ou arriérés reçoivent dans leur famille (alcoolisme, immoralité, coups, etc.). Cette idée a déjà été réalisée en partie. L’Internat pour anormaux psychiques doit être surtout un établissement d’assistance, et non un établissement exclusivement scolaire. L’éducation, l’assistance, le traitement des anormaux psychiques sont devenus, ces dernières années, une préoccupation importante. Le ministère de la santé publique (11 décembre 1936) a constitué une Commission chargée d’étudier dans son ensemble le problème de l’enfance déficiente. D’autre part, il s’est préoccupé (7 janvier 1937) de préparer des instituteurs et des institutrices pour les spécialiser dans l’éducation des enfants arriérés (Institut d’Asnières). Enfin, le ministre de l’Education nationale (25 février 1937) cherche à développer les classes de perfectionnement dans les villes importantes et a attiré l’attention des départements sur la nécessité de créer là où ils n’existent pas encore, des internats où seraient admis les enfants déficients des autres communes.
Ajoutons que M. Paul Strauss a déposé une proposition de loi, tendant à la création des classes et des écoles de perfectionnement, pour les enfants arriérés, plus efficace que la loi du 15 avril 1909, qui n’est pas appliquée.
ŒUVRES J UXT A-SCOLAIRES