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VII. — ŒUVRES ÜU XTA-SCO LAI R ES

Énumérons les consultations médico-pédagogiques (p. 188), les écoles et classes d'anormaux (p. 177), les caisses ou deniers des écoles , les cantines et vestiaires scolaires, les garderies du jeudi ou de vacances, les cours post-scolaires et d’adultes, où il serait bon de compléter notamment l’éducation et l’instruction en matière d’hygiène, etc.

1 0 Colonies scolaires de vacances. — L’envoi de certains enfants à la campagne, à la montagne ou à la mer, lorsque leur santé le demande, a donné les meilleurs résultats, depuis que le pasteur Byon, de Zurich, a créé, en 1876, les colonies scolaires de vacances. Son exemple, rapidement imité en Suisse, le fut aussi à Stockholm, en Allemagne (Warrentropp), puis en France en 1881 (Lorriaux, Combe, Mme Frank-Puaux, etc.), où Paris, Saint-Etienne, Lyon (1898), Nantes (1900), et beaucoup d’autres villes suivirent le mouvement.

Un Comité national des colonies de vacances a été fondé en 1926, sous la présidence du docteur Dequidt. Des circulaires du Ministère de la Santé publique (1er décembre 1934, 1er mars, 28 avril, 18 mai, 2 juin 1937) ont prescrit un certain nombre de mesures d’organisation et de surveillance.

a) But des colonies de vacances. — Elles ont pour but d’arracher l’enfant, pendant une certaine période au milieu urbain et à ses effets nocifs (voir p. 287). Elles ont aussi pour but de procurer à l’enfant des journées de détente physique, de repos intellectuel, de lui permettre de se livrer aux jeux, aux exercices physiques, aux sports, en toute liberté. Les colonies ne sont pas faites pour les malades, mais exclusivement pour les bien portants.

b) Rôle du médecin scolaire et recrutement des enfants. — Gela ne veut pas dire que le médecin ne doive pas intervenir. Il devrait être consulté sur le choix de l’emplacement de la colonie et son aménagement (voir A. Besson et L. Delavente, Annales d'hygiène , décembre 1937), et faire le triage des enfants destinés à être envoyés aux colonies. Il faut, en effet, tenir compte de leur constitution, pour les orienter vers la montagne (anémiques, ceux qui ont eu des rhumes prolongés, l’hiver précédent, etc.), la mer (enfants à croissance retardée, à troubles osseux, rachitiques ou autres, ostéolymphatiques, etc.; seront exclus les enfants nerveux, etc.), à la campagne (pas de contre-indication, en principe).

HYGIÈNE SCOLAIRE

Le livret de santé de l’enfant constituera un excellent guide pour le médecin. Enfin, un médecin devra avoir la haute surveillance de la colonie. Les instructions ministérielles du 18 mai 1937, exigent, ajuste titre, la présence permanente d’une assistante sociale diplômée dans la colonie.

c) Proportion des indications. — D’après une enquête (1936) portant sur 5 000 enfants, Weigert estime qu’ils étaient justiciables de :

la campagne dans 50 p. 100 des cas l’altitude dans 25 — - - — -

la mer dans 15 — -

indifférents 10 — - —

d) Durée du séjour. — Un minimum de vingt et un jours est nécessaire, quel que soit le choix du séjour. La première semaine ne procure aucune amélioration et amène parfois quelques troubles (insomnie, sensation de lassitude, troubles digestifs, etc.). Pendant la deuxième semaine, l’adaptation se fait et les bienfaits n’apparaissent vraiment qu’au début de la troisième semaine. Il vaudrait mieux que le séjour fût de trente à quarante jours.

c) Résultats. — Les résultats obtenus au point de vue du poids, de la taille, du périmètre thoracique, de l’état général sont excellents. Les améliorations obtenues se prolongent souvent pendant des mois, après le retour à la ville.

2° Camps de vacances. — (Scouts). — Ces camps devront, au point de vue de la direction et de la surveillance, remplir les mêmes conditions que les colonies de vacances. Le couchage et la protection contre les intempéries devront y être assurés de façon satisfaisante.

5° Camps thermaux. — - Ils constituent un complément des colonies de vacances. Le promoteur, le docteur Molinéry, a fait remarquer que, dans beaucoup de cas, il serait intéressant d’ajouter aux bienfaits de l’air, de la lumière, de l’air marin, etc., ceux des éléments qui donnent aux eaux minérales leur activité, c’est-à-dire l’action de l’arsenic, du fer, de la chaux, du soufre, etc. Logés sous la tente, les enfants vivent, nuit et jour, au grand air et tirent ainsi le maximum de profit de leurs vacances.

4° Auberges de la jeunesse. — L’idée en est due à Schirrmann, jeune instituteur de Westphalie, qui conçut en 1907, le projet de faire voyager toute la jeunesse allemande sur les routes au grand air. Il créa des gîtes d’étapes, simples et propres, les auberges de la jeunesse, dont le nombre était

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