VIII. — ÉCOLES ET CLASSES DE PLEIN AIR COLLÈGES CLIMATIQUES
Les séjours dans les colonies et les camps de vacances ne procurent que des bienfaits temporaires. Les écoles et classes de plein air assurent ces bienfaits de façon permanente.
La première école de plein air. (type externat), fut installée à Charlottenbourg, à 3 kilomètres de Berlin, en 1904. C’est la ville de Lyon qui créa la première en France, au Vernay, en 1907, du type internat. Depuis cette époque, depuis la guerre surtout, les écoles de plein air se sont multipliées, aussi bien en France qu’à l’étranger.
Les enfants qui sont justiciables de l’école de plein air sont d’abord ceux qui présentent un trouble passager de leur santé, consécutif le plus souvent à une maladie aiguë, et surtout ceux qui présentent des troubles permanents, en particulier les inadaptés urbains (voir p. 295). On y ajoutera les ganglionnaires. On devra naturellement exclure les enfants atteints de maladies contagieuses, les choréiques, épileptiques, etc., dont on peut craindre les impulsions, la contagion par imitation, les enfants tuberculeux ouverts, etc.
Tout se passe en plein air, quand le temps le permet : récréations, classes, études, travaux manuels, etc. Les jeux, exercices d’application sur le terrain, etc., doivent avoir une part prépondérante dans ces écoles.
L’école en plein air française, du type internat, un peu plus onéreuse offre sur l’école, type externat, des avantages médicaux et moraux qui doivent la faire préférer.
Des collèges climatiques existent à l’étranger. En France, on vient de décider d’en établir un à Embrun (Basses-Alpes).
HYGIÈNE SCOLAIRE