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CONTROLE

On appréciera d’abord l’aptitude ou l’inaptitude totale ou partielle aux sports. C’est ainsi qu’à la Cité universitaire de Paris, sur 2 311 sujets examinés, 30 ont été reconnus inaptes à tous sports, 39 inaptes à l’athlétisme seul, mais ces derniers étaient autorisés à fréquenter les piscines, certains pouvaient faire modérément de la culture physique, certains autres du tennis, etc.

On dépistera certaines affections graves, les maladies du cœur en particulier. On a vu des joueurs ou des sportifs mourir brusquement en plein effort, faute d’une auscultation de quelques instants.

On mettra en évidence souvent le fonctionnement défectueux d’organes susceptibles d’amélioration, tel que l’insuffisance respiratoire. On pourra ainsi rééduquer les sujets, les soumettre à un entraînement progressif et en faire d’excellents sportifs.

L’examen portera d’abord sur l’intégrité des organes : cœur et appareil circulatoire, poumons, reins, système osseux, etc. Il ne sera pas très rare de déceler des lésions qui, non seulement, contreindiqueront tout sport ou exercice physique violent, mais provoqueront la mise à un traitement approprié du sujet examiné.

Si le sujet est sain, on établira sa fiche physiologique : mesure de la capacité vitale (spirométrie ) :

perméabilité nasale; examen de l’ouïe; examen de la vue;

dynamométrie : main, muscles scapulaires, lombaires; examen des variations du pouls et de la pression artérielle; après une épreuve d’effort : au repos assis : pouls, tension artérielle; après le pas de gymnastique sur place, immédiatement après, au bout de cinq minutes, etc.

Il faut, en outre, surveiller les sujets au cours des exercices physiques et surtout de l’entraînement sportif. Cette surveillance est capitale. Certains sujets se fatiguent trop, surmènent leurs organes, muscles et cœurs, en particulier, et risquent d’arriver à un résultat diamétralement opposé à celui qui est cherché.

L’idéal serait d’utiliser les ressources nouvelles de la biotypologie, qui permettraient la détermination différentielle des types humains, qui doivent profiter des entraînements sportifs. L’éducation physique deviendrait véritablement scientifique et pourrait être adaptée, « sur mesure », « aux différents types humains qu’elle a pour mission de perfectionner et de développer » (Laugier).

Les Instituts régionaux d’éducation physique pourraient établir et assurer le fonctionnement des centres d’examens nécessaires.

Rappelons, enfin, qu’en 1937, a été institué dans les Facultés de médecine de Paris, Lyon et Nancy, un enseignement sanctionné par le « certificat d’aptitude à l’inspection médicale des écoles et au contrôle de l’éducation physique » pour préparer des médecins spécialisés à remplir ces fonctions.

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