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FORMES GÉNÉRALES DU VÊTEMENT

à] Chaussure. — La chaussure comprend la semelle , placée sous le pied, l 'empeigne, qui le recouvre et le quartier qui enveloppe le talon. Toutes ces parties sont fabriquées avec la peau de bovidés et parfois de chèvre.

La chaussure doit être construite de telle sorte qu’elle s’adapte parfaitement au pied, sans en gêner les mouvements. Il peut résulter, en effet, d’une adaptation mal faite ou mal comprise dans son ensemble, non seulement le développement de callosités douloureuses aux points de frottements, mais encore des attitudes vicieuses du pied dans les divers temps de la marche, d’où inaptitude à cet exercice. Chez les enfants, pendant la période de croissance, il peut résulter de chaussures ne répondant pas à l’anatomie et à la physiologie du pied de véritables déformations qui deviennent parfois permanentes.

On ne saurait donc trop insister, avec Meyer, Romain, Arnould, etc., sur la nécessité de se baser, pour la conformation des chaussures, sur l’anatomie et la physiologie du pied.

U architecture du pied est constituée de la façon suivante : sur une coupe médiane antéro-postérieure, les travées osseuses venues de l’extrémité inférieure du tibia se divisent, au niveau du cou-de-pied, en deux faisceaux, un faisceau postérieur qui va vers le calcanéum, et un faisceau antérieur qui se bifurque en deux faisceaux secondaires, l’un, interne, qui se rend à l’extrémité antérieure du premier métatarsien, et l’autre, externe, qui se rend à l’extrémité postérieure du cinquième métatarsien. Il existe donc trois piliers de soutien de la voûte plantaire, dont les points d’appui délimitent un triangle : le triangle de sustentation du pied. Sous le poids du corps, cette voûte plantaire tend à s’affaisser. Aussi, la semelle doit-elle épouser la courbure de la plante du pied, en offrant des dépressions pour chacun des piliers.

Le contour de la semelle avait autrefois une forme symétrique telle, qu’une ligne antéro-postérieure passant par son milieu la divisait en deux parties semblables. Son rétrécissement régulier vers son extrémité antérieure avait pour résultat une déformation du pied par chevauchement des orteils. Or, le pied n’est pas symétrique : le bord interne forme à peu près une ligne droite et la convexité que forme le dos du pied a son summum tout près de l’axe du gros orteil. La chaussure doit donc être asymétrique.

L’empeigne laissera, dans sa partie antérieure, un peu de latitude aux orteils qui exigent une certaine liberté. Elle s’adaptera intimement par sa partie postérieure sur la face dorsale du cou-de-pied. Le quartier, renforcé par un contrefort, embrasse exactement le talon.

On ne saurait trop protester contre la mode des hauts talons , dont les méfaits ont été dénoncés par Quiserme, Quénu et Ménard, à l’Académie de médecine. L’équilibre delà station debout est insuffisamment maintenu, d’où contraction continue des muscles de la jambe et du pied. Les mouvements de l’articulation du genou ne peuvent plus, en raison de cette contraction musculaire continue, se faire que difficilement. Une courbure en avant de la portion dorso-lombaire vient compenser la force qui entraîne le corps en avant. La circulation gênée prédispose aux varices. Dagron rend les talons hauts responsables d’inflam-

LE VÊTEMENT

mations tendineuses, volontiers rebelles, etc. Les talons ne doivent pas dépasser deux à trois fois l’épaisseur de la semelle.

Au point de vue de la perméabilité, les cuirs se comportent d’une façon très inégale. La perméabilité à l’eau n’est jamais considérable; il en résulte, d’une part, une certaine protection du pied vis-à-vis de l’humidité extérieure, mais, d’autre part aussi, une gêne apportée à l’évaporation de l’humidité du pied. La perméabilité du pied à l’air est médiocre; le volume des pores varie, en effet, entre 30 et 40 p. 100. Les teintures des chaussures peuvent causer de véritables empoisonnements, l’absorption par la peau étant favorisée par la tension de vapeurs, en rapport avec la haute température (jusqu’à 35 degrés de cette région (Landouzy et Brouardel).

b) Chaussette ou bas. — La chaussette ou le bas, interposé habituellement entre la chaussure et le pied, est ordinairement constitué par un tissu de laine ou de coton. La chaussette et le bas de laine sont très supérieurs, au point de vue hygiénique, à la chaussette et au bas de coton.

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