‹ Précis d'hygièneChapitre 98 sur 447 · L’ALIMENTATION · texte numérisé non relu

L’ALIMENTATION

Le problème de l’alimentation a été porté, depuis quelques années, au premier plan des préoccupations des médecins et des économistes. C’est que d’immenses progrès scientifiques et techniques ont été accomplis, qui ouvrent de nouveaux horizons inattendus et précipitent vers des voies plus rationnelles, l’évolution de l’alimentation, restée à peu près immuable et empirique, depuis de longs siècles.

Les découvertes de la chimie biologique et de la physiologie ont établi l’existence de nombre de principes alimentaires, absolument indispensables, restés insoupçonnés jusqu’ici et dont il faut maintenant se préoccuper pour répondre aux besoins réels de l’organisme.

On s’est aperçu qu’en dehors des infections et des intoxications alimentaires, il y avait des maladies provenant spécifiquement de la carence de certains principes dans la ration. Les avitaminoses en sont les exemples les plus caractéristiques.

Le renouveau de l’importance du « terrain » dans l’apparition et l’évolution des infections a coïncidé avec la mise en évidence du rôle capital de l’alimentation dans sa résistance. On s’est rendu compte que l’alimentation défectueuse ou déficiente, quantitativement ou qualitativement est un facteur essentiel d’extension de certains fléaux morbides : goitre endémique, paludisme, tuberculose, etc.

Enfin, de vastes enquêtes ont été ouvertes, montrant que dans le domaine agricole comme dans celui des échanges, on devra, à l’avenir, se préoccuper avant tout, des besoins conformes aux intérêts de la santé publique, pour la production et l’approvisionnement des populations, en denrées alimentaires dont on sait maintenant l’importance capitale.

Page 1