BASSINS VICIÉS PAR DÉVIATIONS [RACHIDIENNES
Traitement. — Lorsque la coxalgie a déterminé des déformations assez considérables pour mettre obstacle à l’accouchement, et qu’à des accouchements antérieurs les enfants ont succombé, il peut devenir nécessaire de provoquer raccouchement alors que le fœtus est sûrement viable; car si la symphyséotomie peut être pratiquée à la rigueur en cas de difficultés grandes, il ne faut pas oublier qu’elle pourrait réveiller une inflammation ancienne de l’articulation sacro-iliaque. Si l’on avait donc recours à la symphyséotomie pour un bassin coxalgique, il faudrait s’assurer qu’il n’existe pas au niveau de l’articulation sacro-iliaque de cicatrices anciennes indiquant qu’il y a eu là jadis une ostéo-arthrite.
Dans la pratique ce diagnostic différentiel est quelquefois délicat; en effet, nombre de femmes ayant eu dans l’enfance une coxalgie présentent au niveau de la région sacrée des cicatrices qui sont simplement dues à des eschares causées par le décubitus prolongé ou à des cautères qui ont été placés dans cette région.
C. Bassins viciés par lésions des membres inférieurs. — Ils ne
peuvent guère être décrits : les déformations généralement peu marquées du bassin, sont très variables. Elles dépendent non seulement du degré de claudication, mais surtout de l’àge auquel est survenue la maladie ou l’accident.
La paralysie atrophique d’un membre inférieur amène souvent un arrêt de développement du côté du bassin ; mais la viciation pelvienne qui en résulte n’est pas très marquée.
Nombre d’affections du genou , ayant produit ou non de l’ankylose, causent de la boiterie sans amener de déformation véritable du bassin.
Rappelons que d’une manière générale, toutes les fois qu’il existe du raccourcissement d’un membre inférieur, le poids du corps se trouve surtout porté par le fémur du côté opposé, ce qui produit de ce côté un enfoncement plus ou moins marqué de la partie latérale du bassin.