FORCEPS SUR LE SOMMET EN POSITION DROITE (VARIÉTÉ ANTÉRIEURE
l’une de l’autre en déplaçant le moins possible leur direction jusqu’à ce qu’il puisse faire passer la branche gauche par-dessous la branche droite. Rien n’est alors plus facile que d’articuler l’instrument en serrant la vis, après avoir au besoin retiré la branche la plus introduite de manière à mettre l’encoche au niveau du pivot.
5e temps. Extraction du fœtus. — Lorsque le forceps est articulé, la tête restant en position droite , variété antérieure , on commence par
Fig. 439. — Forceps appliqué sur le sommet en position droite, variété postérieure (0. 1.D.P.).
La suture sagittale SS' répondant au diamètre oblique gauche , les deux cuillers G et D sont appliquées aux deux extrémités du diamètre oblique droit. Le bord concave des cuillers regarde S1, c’est-à-dire le front ou la face du fœtus.
exercer des tractions qui ont pour but de fléchir davantage la tête, et de l’amener bien franchement à l’entrée du bassin mou.
A ce moment, les manches de l’instrument doivent décrire un petit arc de cercle de bas en haut et de droite à gauche qui ramène les deux manches dans un même plan horizontal et de telle manière que chacun d’eux se trouve à égale distance du plan médian antéro-postérieur.
La tête est alors en position directe antérieure (occipito-pubienne) : l’opération ne diffère en rien de celle qui est décrite page 1141 pour l’extraction du fœtus.
Il faut seulement se rappeler, lorsque la tête est sortie, que la position était droite et par conséquent, avant de dégager les épaples, il faut imprimer à la tête un mouvement de rotation qui ramène l’occiput à droite.
Application du forceps dans les variétés postérieures de présentation du sommet. — On a beaucoup discuté sur la meilleure manière d’appliquer le forceps lorsque la tête est dans cette attitude, c’est-à-dire lorsque l’occiput est dirigé en arrière, vers l’une des articulations sacro-iliaques. Prenons d’abord pour exemple la position droite,
précis d’obstétrique. "3
OPÉRATIONS OBSTÉTRICALES.
variété postérieure, plus fréquente que la gauche : la suture sagittale SS' se trouve répondre au diamètre oblique gauche. Si l’on s’en tient aux règles classiques, le forceps doit être appliqué aux deux extrémités du plan diamétral droit, c’est-à-dire la cuiller gauche en rapport avec l’articulation sacro-iliaque gauche; la cuiller droite au voisinage du fond de la cavité cotyloïde du côté droit.
Le forceps étant ainsi appliqué (fig. 459), le bord concave des cuillers regarde obliquement à gauche, il est dirigé vers la face du fœtus; le bord convexe, au contraire, est dirigé vers la région occipitale.
Le forceps est donc mal appliqué par rapport à la tête fœtale. Si l’axe des cuillers est à peu près situé suivant le méridien occipito-mentonnier, le bord concave n’est pas dirigé vers l’occiput. Cette application irrégulière est d’autant plus mauvaise que si l’on adopte la première méthode que nous allons décrire pour la rotation à imprimer aux manches de l’instrument, le forceps sera en même temps mal appliqué par rapport au bassin. En effet, si l’on ramène l’occiput en avant sous la symphyse pubienne, le forceps se trouvera alors à l’envers, le bord convexe situé derrière la partie antérieure du bassin.
Si on ramène, au contraire, l’occiput en arrière, on se trouve dans les mêmes conditions que pour l’extraction faite avec le forceps appliqué sur la tête en postérieure directe (occipito-sacrée).
C’est pour obvier à ces inconvénients divers en même temps que pour essayer d’obtenir un accouchement spontané qu’un certain nombre d’accoucheurs, Tarnier, Pinard, Loviot, etc., ont conseillé de réduire avec la main la position postérieure en position transversale ou antérieure.
Pinard et Varnier, frappés des difficultés ou tout au moins des inconvénients de l’application de forceps sur la tête en position postérieure, ont érigé en méthode la réduction manuelle des postérieures en transversales lorsque V application du forceps est indiquée , mais pas avant; on supprime ainsi les applications de forceps sur la tête en position postérieure .
D’après les statistiques tirées du service de Pinard et publiées dans un mémoire de Varnier, puis dans les thèses de Bataillard et de Corbière, il semble qu’il est toujours possible d’obtenir cette mutation de variété de position à l’aide de la main. La meilleure manière d’extraire avec le forceps une tête arrêtée en position postérieure consiste donc à n’appliquer rinstrument qu’après avoir au préalable modifié les rapports de cette tête avec le bassin, c’est-à-dire après l’avoir amenée en transversale. Pour obtenir cette mutation, il suffit d’introduire la main profondément, jus-