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IL DES INFECTIONS OMBILICALES CHEZ LE NOUYEAU-NÉ

Nous laissons de côté les infections qui se produisent pendant la vie intra-utérine par les veines ombilicales ; presque toujours, en effet, dans les rares observations où l’on a constaté une phlébite de cette région, l’infection s’était produite avant la naissance.

Les accidents que l’on observe au niveau de la plaie ombilicale résultent d’une infection qui se produit au niveau du sillon d’élimination qui se forme avant la chute du cordon ou bien après la chute du cordon.

Ces accidents, qu’on observait autrefois beaucoup plus souvent que

PATHOLOGIE DU NOUVEAU-A'É

maintenait, ont été étudiés par Martin (de Lyon), Billard, Underwood, Dubois, Hueter, etc. Ces derniers auteurs ont entrevu la coïncidence des accidents ombilicaux avec la lièvre puerpérale de la mère. Trousseau, Bouchut, Lorain ont fait ressortir la contagiosité de ces accidents. Quant aux lésions, elles ont été décrites par Thore qui a démontré l’existence de phlébites ombilicales, par Notta (1855) qui a fait connaître les artérites ombilicales, étudiées depuis par Fualdès, Baginsky, Runge (de Dorpat). Signalons enfin les recherches bactériologiques, entreprises sur ce sujet, par CholomogorolT, Eross (de Budapesth), Achalme et Cobilovici ( Contribution a V étude des a/fections ombilicales chez le nouveau-né. Thèse de Paris, 1895)

Nombreuses sont les causes d’infection de la plaie ombilicale chez le nouveau-né; sans parler de l’infection existant chez la mère, les pansements négligés du cordon, les bains malpropres, tous les objets septiques qui peuvent être mis en contact avec l’ombilic fœtal pendant le change de l’enfant, etc., sont autant de causes qui peuvent produire de l’infection à ce niveau. Lorsqu’on songe aux difficultés d’assurer une antisepsie même relative de cette région, on est étonné (pie les accidents n’aient pas été plus fréquents autrefois et qu’ils s’observent même aussi rarement maintenant. CholomogorolT a constaté l’existence de divers microbes pathogènes ( staphylocoques , streptocoques , etc.) et saprogènes ( bacillus subtilis) ; Cobilovici a trouvé le staphylocoque pyogène blanc et le bactérium coli-commune dans des cas où le sillon d’élimination paraissait en apparence normal et où il existait seulement une légère suppuration à ce niveau. En faisant, au contraire, un véritable pansement aseptique avec des compresses stérilisées, le liquide recueilli au niveau du sillon est resté stérile, la momification était seulement retardée : la chute du cordon n’avait lieu que le 8e ou le 9" jour.

La pénétration microbienne se fait par les lymphatiques qui avoisinent le sillon d’élimination (Runge, Baginsky, Achalme); plus rarement les lymphatiques sont envahis secondairement à une inflammation des canaux excréteurs des glandes sébacées et sudoripares de la région péri-ombilicale (Eschericb). Dans les cas où il existe des lésions des vaisseaux sanguins, le plus habituellement lésions artérielles, elles sont consécutives à une propagation par les lymphatiques. Les lésions se succèdent dans l’ordre suivant : lymphangites, cellulites, péri-artérites, péri-phlébites, artérites et phlébites.

Les infections ombilicales présentent différentes formes dont quelquesunes sont devenues bien rares.

A. Erysipèle pèri-ombilical. — L’érysipèle péri-ombilical débute par

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