DIAGNOSTIC DI' TRAVAIL
l'engagement de la partie fœtale; tantôt ces contractions utérines, survenant prématurément, sont réellement le prélude du travail.
Dans d’autres cas, plus rares, on peut méconnaître le début du travail , parce que les contractions utérines, même rapprochées, sont très peu douloureuses : le toucher sert à éviter l’erreur.
Pendant la période d’effacement le toucher ne peut guère renseigner sur l’existence réelle du travail qu’autant que, pratiqué à diverses reprises, il montre que le col diminue de longueur , qu’il s efface. Ces explorations sont mauvaises; car pour se rendre compte de la longueur du canal cervical, il faut y faire pénétrer le doigt explorateur, ce qui est une faute au point de vue de l’asepsie. En réalité, pendant la période d’effacement, c’est le palper qui fournira les renseignements les plus utiles au point de vue du diagnostic du travail.
Lorsque l’orifice utérin est en pleine période de dilatation, le toucher permet à lui seul d’affirmer que la femme est en travail : le doigt sent un orifice plus ou moins grand, qui se tend au moment de la contraction; à plus forte raison le diagnostic s’impose-t-il si, la dilatation étant complète, le doigt arrive sur la sphère céphalique complètement à nu dans l’excavation.
Le toucher reste un moyen précieux de diagnostic du travail, à la condition de bien connaître certains états du col que l’on trouve dans l’hydropisie de l’amnios, dans la grossesse gémellaire, etc., états auxquels on a donné le nom de col déhiscent. Par suite de la surdistension de l’utérus par un œuf volumineux, le col de l’utérus s’entr ouvre de telle sorte qu’en pratiquant le
toucher on arrive directement sur une partie des membranes encadrée par le col, dont l’orifine externe offre un bord épais, et qu’il ne faut cas confondre avec un orifice dilaté; en partant de l’orifice externe de cette ouverture, on sent avec le doigt un canal dont les parois sont aplaties comme celles d’un accordéon.
Le canal cervical est largement ouvert ; mais pour qu’il y ait commencement de dilatation, il va falloir que ce canal disparaisse, sa paroi amincie faisant suite à la paroi du corps de l’utérus, et à un moment donné, au début de la dilatation, on verra que l’orifice utérin présente des dimensions moindres que celles qu’avait tout à l’heure le col béant.
On trouve encore cet état du col ou un état similaire chez les femmes dont
SI, segment inférieur de V utérus. — M, membranes sur lesquelles peut arriver te doigt introduit à travers le canal cervical largement perméable. — • C, col utérin. — 01, orifice interne du col. — OE, orifice externe du col. — V, paroi vaginale antérieure.