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CONDUITE A TENIR DANS LA PRESENTATION DE LA FACE
qu’il présentera même quelques phlyctènes au niveau des paupières ou des joues; ces phlyctènes en se rompant pourront, les jours suivants, donner lieu à de petites plaies qu’on ne manquerait pas d’attribuer aux touchers répétés.
Dans nombre de cas, la tète s’engage peu à peu, descend dans l’excavation, puis l’expulsion se fait sans trop de difficulté. Lepage a observé une secondipare chez laquelle le fœtus, se présentant par la face, fut expulsé moins d’une demi-heure après que la dilatation eut atteint les dimensions d’une pièce de 5 francs; ce fœtus était cependant bien développé et pesait 5400 grammes, il ne faut donc pas s’exagérer les difficultés de l’accouchement par la face et croire que la durée du travail est beaucoup plus longue que pour le sommet.
La femme doit être mise dans la même position que pour la présentation du sommet : lorsque la face apparaît à la vulve, le siège de la femme est soulevé à l’aide d’un drap replié; puis, au fur et à mesure que les régions frontale, bregmatique et occipitale se présentent à la commissure postérieure, la main droite prend point d’appui sur elles, un peu en avant de la commissure postérieure, et en empêche le dégagement trop brusque.
Lorsque la tête fœtale est sortie des organes génitaux, le reste de l’accouchement ne diffère en rien du mécanisme habituel de l’accouchement pat le sommet : aussi la conduite doit-elle être la même. Dès que l’enfant est né, on a soin de nettoyer la face avec de l’eau boriquée et du coton, puis d’appliquer un peu de vaseline stérilisée au niveau des phlyctènes.
Les choses ne vont pas toujours aussi facilement : la tête fœtale, défléchie au détroit supérieur, peut ne pas descendre, surtout lorsque le menton est dirigé en arrière. On ne doit pas trop se hâter d’intervenir; il faut se rappeler que, dans la présentation de la face, les différents temps de l’accouehement peuvent être longs à s’accomplir.
Ainsi, tant que le foetus ne souffre pas, ne pas intervenir : si cependant les contractions utérines s’espacent et diminuent d’intensité, ou bien si, malgré des contractions énergiques et répétées, la tête reste élevée, et si le menton reste en arrière sans progresser, il faut essayer de terminer l’extraction.
Une méthode simple, mais qui ne réussit pas toujours, consiste à introduire une main dans les organes génitaux, au besoin après anesthésie chloroformique : on essaie de ramener le menton en avant, en exerçant des pressions sur la partie de la face qui se trouve en arrière; lorsqu’on réussit, il faut avoir soin, pendant quelques contractions, de bien maintenir ainsi en avant le menton, de crainte que la tête ne revienne en arrière. — - Si cette manœuvre réussit et si le muscle utérin n’est pas trop fatigué, on laisse l’accouchement se terminer spontanément; si l’utérus ne se contracte plus suffisamment, une simple application de forceps permet d’extraire le fœtus.
Lorsque cette manœuvre échoue, c’est-à-dire lorsqu’avec la main il est impossible de ramener le menton en avant ou de l’y maintenir, que convientil de faire? Si la tête n’est pas engagée, la version pelvienne et l’application de forceps peuvent être mises en parallèle. Si les conditions requises pour la version existent (voy. chap. Version ), on y peut avoir recours : cette opération donne ici de bons résultats, à la condition de s’assurer à l’avance