MANŒUVRE DE MAURICEAU
lorsque la tête est ainsi bien descendue, on relève le fœtus avec F avantbras et on dégage peu à peu la tête en la fléchissant : le menton, la bouche, le nez, le front, apparaissent successivement à la commissure vulvaire (fîg. 264). Ce dégagement de la tête doit se faire sans précipitation , pour ne point léser les parties molles; mais la lenteur de la manœuvre ne doit point cependant être exagérée au point de devenir préjudiciable à l'enfant,
qui souffre forcément à ce moment, par suite de la compression du cordon entre la tête et les parties maternelles. Lorsque le fœtus a la bouche et le nez hors des organes génitaux, il peut res- >irer; il est bon d’essuyer rapideîent ces orifices pour enlever les mucosités qui se trouvent à leur entrée et qui peuvent pénétrer dans les voies aériennes au moment d’une inspiration ; on peut prendre son temps pour dégager la tête puisque le fœtus respire à ce moment et qu’il n’est pas exposé à l’asphyxie.
L’enfant ainsi ext rait naît souvent, sinon en état de mort apparente, du moins pâle, étonné, faisant à peine quelques rares mouvements respiratoires : il ne faut point se hâter de couper le cordon pour essayer de le ranimer. Mieux vaut tenir l’enfant quelques minutes entre les jambes de la mère, surtout si l'on voit la circulation se rétablir : le fœtus prendra bientôt une coloration rougeâtre; ce n’est qu’à ce moment, lorsque l’enfant a crié, ou que les battements funiculaires ont à nouveau disparu, que l’on pratique avec avantage la section du cordon.
Conduite et tenir lorsque le siège complet s attarde (tu détroit supérieur.
Fig. 26i. — Manœuvre de Mauriceau (2e temps).
La tête fœtale est sur le point d’être dégagée: la circonférence sous-occipitofrontale se présente à la vulve. Le fœtus est à cheval sur la face antérieure de V avant-bras droit : l'index prend point d'appui sur le maxillaire inférieur et exerce des tractions en haut. La main gauche ne sert plus qu'à maintenir le fœtu *.