CHAPITRE YII
DE LA DÉLIVRANCE
GÉNÉRALITÉS
Lorsque le fœtus est expulsé des organes génitaux, le premier temps de raccouchement est terminé, il reste à accomplir le second temps , celui de
la délivrance.
Si, pour la femme et pour l’entourage, les premiers cris de l’enfant mettent fin à l’inquiétude qui se montrait sur tous les visages à la fin de la période d’expulsion, il n’en est pas de même pour l’accoucheur. Nombre de cliniciens considèrent en effet qu’à moins de circonstances exceptionnelles ~ on n’observe guère de complications graves pour la mère, au cours du travail proprement dit ; si l’enfant souffre, si le travail traîne trop en longueur, une application de Forceps suffit à terminer l’accouchement. Lorsque la femme a été bien surveillée pendant sa grossesse, lorsque le bassin n’est pas rétréci, lorsque l’analyse répétée des urines a fait constater l’absence d’albumine, le médecin est à peu près certain que l'accouchement se terminera sans grande difficulté.
Il n’en est pas toujours de même pour la délivrance : c'est quelquefois une période fertile en incidents , en accidents qui demandent de la part de l'accoucheur du sang-froid et une connaissance approfondie des phénomènes physiologiques qui se succèdent et des complications qui peuvent survenir.
En ces dernières années, des notions plus précises ont été données sur la physiologie de la période de délivrance : de ces notions ont découlé des préceptes meilleurs sur la conduite à tenir.
Si les précautions antiseptiques prises pendant l’accouchement proprement dit sont importantes, celles auxquelles on a recours pendant la délivrance ont encore une influence plus considérable sur la physionomie des suites de couches. Aussi peut-on dire qu'une délivrance bien faite donne à V accouchée presque toutes les chances possiblès de ne pas avoir de fièvre pendant les jours qui suivent l' accouchement.
Définition. — On donne le nom de délivrance à Y expulsion naturelle ou à Y extraction artificielle des annexes du fœtus : placenta, membranes,