CORDON
L’ensemble de ces annexes constitue le délivre ou arrière-faix.
Leur expulsion, lorsqu’elle se fait spontanément, sans aucune intervention de l’accoucheur, se produit généralement en trois temps :
1° Dans un premier temps , le placenta et les membranes perdent leurs attaches à l’utérus, ils se décollent ;
DE LA DÉLIVRANCE
2° Dans un second temps , l’arrière-faix est chassé de l’utérus dans le vagin ;
5° Dans le troisième temps , l’arrière-faix est expulsé hors des organes génitaux externes.
Contrairement à ce qui s’observe pour l'accouchement proprement dit qui se termine habituellement par les seules forces de la nature, la délivrance n’est généralement pas due à une expulsion spontanée. L’intervention de l’art est la règle.
Cette intervention est plus ou moins active ; elle présente des difficultés plus ou moins grandes.
Les auteurs classiques ont depuis longtemps indiqué les distinctions qu’il convient d’établir entre les différents modes de délivrance.
La dénomination de délivrance spontanée , bien claire, s’applique à [expulsion naturelle de l’arrière-faix, sans aucune intervention du médecin.
Classiquement, on désigne sous le nom de délivrance naturelle l’extraction de l’arrière-faix décollé, soit du vagin où il a été chassé par les contractions de l'utérus et les efforts de l’accouchée, soit de F utérus à l’aide de tractions sur le cordon ou de pressions exercées sur l’utérus.
La délivrance artificielle est celle qui consiste à introduire la main dans I utérus dans le but de décoller un placenta anormalement adhérent, ou de libérer quelques cotylédons enchatonnés, ou encore de parer à quelque accident sérieux, par exemple d’enlever le placenta décollé et retenu dans l’utérus en cas d’hémorragie due à F inertie utérine.
Le terme de délivrance naturelle est donc impropre et s’applique à des faits dans lesquels la nature est insuffisante à terminer la délivrance. U art n intervient-il pas, en effet, qu’on fasse des tractions sur le cordon, qu’on exerce une certaine pression sur l’utérus, ou qu’on associe ces deux manœuvres? La délivrance n’est donc pas naturelle au sens propre du mot.
Nous avons vu trop souvent ces différentes dénominations entraîner dans l’esprit des étudiants une confusion regrettable entre les délivrances spontanée et naturelle pour n ôtre pas tentés de remplacer le terme de délivrance naturelle par un autre plus conforme aux données de la clinique. La classification suivante nous semble préférable.
Lorsque la délivrance est spontanée, on dit qu’elle se fait par expulsion spontanée.
Lorsque l’accoucheur intervient d’une manière quelconque, en réalité la délivrance est artificielle ; mais cette dernière expression doit être réservée à l’opération que nous avons définie et qui consiste à introduire la main dans l’utérus pour y chercher l’arrière-faix en partie ou en totalité, décollé ou non décollé; nous étudierons cette variété importante de délivrance au chapitre dystocie.
Quant à la délivrance qui se pratique le plus habituellement, celle qui consiste à enlever le placenta du vagin où il est chassé après décollement, il est préférable de lui donner le nom d extraction simple, pour la différen-
DÉLIVRANCE SPONTANÉE. 421
cier de la délivrance artificielle qui est une extraction plus difficile, plus compliquée.
L ’ extraction simple , si on la considère par rapport à l’endroit où se trouve le placenta, peut être vaginale ou vagino-utérine ( cervicale ) ; la délivrance artificielle est toujours une extraction utérine.
Les différents modes de délivrance peuvent être ainsi résumés :
A. Expulsion spontanée ou délivrance spontanée.
B. Extraction simple j va9inale
( vagino-utenne