‹ Précis d'obstétriqueChapitre 211 sur 692 · DES SOINS A DONNER DANS LES CAS DE MORT APPARENTE · texte numérisé non relu

DES SOINS A DONNER DANS LES CAS DE MORT APPARENTE

La première est formée d’une partie conique (À) qui sert d’embouchure et sur laquelle on peut monter une poire (P) en caoutchouc, et d une autre partie (E), conique également, mais aplatie latéralement. Ces deux parties sont réunies par leur base (B). En ce point existe une double couronne de perles dont les aspérités fournissent une prise solide qui empêche l’instrument de vaciller entre les doigts.

La portion bucco-laryngienne présente une courbure (C) calquée sur la courbure du conduit bucco-laryngien d'un enfant nouveau-né de volume moyen et congelé, la tète étant placée dans une attitude intermédiaire à l’extension

Fig. 292. — Insufflateur de Ribemont-Dessaignes.

et à la flexion, position naturelle dans laquelle est placé pendant l’insufflation l’enfant qu’il s’agit de ranimer.

La portion buccale est formée par un tube cylindrique et présente une double courbure moulée sur la saillie du rebord alvéolaire et sur la concavité de la voûte palatine.

La portion laryngienne (L) a la forme d’un cône très court aplati sur les côtés et séparé d un bouton terminal par un léger étranglement circulaire sur le contour duquel se trouve situé (O) l’orifice de sortie de l’air, qui regarde la concavité de la courbure.

La courbure particulière, anatomique, de net insufflateur en rend l’introduction plus aisée en même temps qu elle assure son maintien dans le larynx. Le reflux de l’air est empêché par la forme conoïde de la portion laryngienne qui bouche hermétiquement la glotte. L oblitération parfaite de la glotte assure la pénétration silencieuse de l’air dans les voies aériennes. Le tube est-il au contraire engagé par erreur dans l’œsophage, l’air qui s’en échappe produit alors un gargouillement sonore qui avertit immédiatement l’opérateur que le tube a fait fausse route.

Enfin une poire de caoutchouc épais, de 28 centimètres cubes de capacité, peut s’adapter à l'embouchure de l’insufflateur (fig. 292). Son fond (F) est percé d’un trou assez large (T).

Des expériences cadavériques ont montré que les poumons d’un nouveau-né peuvent sans danger d’emphysème recevoir 50 centimètres cubes d’air à chaque inspiration artificielle. En trois ou quatre insufflations faites à l’aide de la poire, on arrive à remplir d’air les poumons d’un nouveau-né.

Manuel opératoire . Aspiration des mucosités. — La première indication à remplir est d’enlever les mucosités de F arrière-bouche. On se sert pour cela du doigt entouré ou non d’un linge fin. Pour enlever les liquides

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