STRUCTURE DES CADUQUES
Pendant le troisième et le quatrième mois , ces différences s’accentuent entre les trois régions de la caduque : la caduque réfléchie s’amincit ; son épaisseur n’est plus que de 1/2 millimètre; ses glandes disparaissent. Dans la caduque inter-utéro-placentaire, les espaces glandulaires de la couche spongieuse s’aplatissent de plus en plus, par suite de la pression exercée par le placenta : P épithélium glandulaire se détruit et on n’en retrouverait plus d’intact à la fin du quatrième mois d’après Kolliker et Ruge. Cependant Friedlànder, ïïinz, ont trouvé dans les cavités glandulaires un revêtement continu de cellules épithéliales cylindriques.
Dans la caduque pariétale , les glandes se sont tellement dilatées qu’elles constituent de larges espaces et que leurs orifices ne sont plus visibles. L’épithélium conserve ses caractères principaux dans les espaces profonds, provenant des culs-de-sac glandulaires; il est au contraire très modifié au niveau des espaces superficiels où il est seulement constitué par une bordure de cellules plates.
Au cours du cinquième mois, par suite de la disparition des cellules épithéliales qui les revêtaient, la caduque ovulaire et la caduque pariétale sont soudées l’une à l’autre.
Dans la caduque inter-utéro-placentaire, les capillaires sont très dilatés : ils forment de vastes sinus sanguins entre les villosités qui ont pénétré dans le tissu de la caduque. « Les cellules déciduales par leur prolifération ont donné naissance à des cellules géantes pourvues de dix à vingt noyaux ; ces éléments sont situés de préférence au voisinage des vaisseaux et dans la couche compacte, mais disséminés aussi dans les travées qui séparent les alvéoles de la couche spongieuse, et jusqu’entre les faisceaux de la couche musculaire. C’est à cette époque que s’ajoute au système des veines efférentes du sang maternel une veine puissante qui occupe le bord du placenta et règne sur tout son pourtour; de là les noms de veine marginale, sinus marginal, qui lui ont été donnés » (Prenant) (*).
Pendant les sixième et septième mois, la caduque ovulaire, n’ayant plus ni glandes ni vaisseaux, est difficilement séparée de la caduque vraie : dans celle-ci la couche spongieuse est plus mince que la couche compacte : elle est formée de cavités élargies horizontalement, séparées par des cloisons où rampent des artères à trajet spiroïde et où abondent les cellules déciduales.
La caduque utéro-placentaire semble s’aplatir; c’est seulement la couche profonde qui subit cette réduction. La couche superficielle, au contraire, devient épaisse, molle et spongieuse, par suite de la transformation de ses capillaires en sinus sanguins volumineux.
Pendant le huitième et le neuvième mois, la caduque utérine s’amincit par suite de l’effacement des espaces de la couche spongieuse.
Les espaces sanguins situés dans la caduque inter-utéro-placentaire et les veines qui en partent se dilatent au maximum.
2° Caduques au terme de la grossesse. — A terme, la caduque
P) Prenant, Loc. cil p. 437.