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MÉTHODES DE PROVOCATION DE L’ACCOUCHEMENT

d’où le précepte de ne jamais provoquer V accouchement sans s'être assuré que le fœtus est vivant , alors même que l’opération n’est faite que dans l’intérêt de la mère; 2° un rétrécissement du bassin trop marqué pour laisser passer le fœtus ou les instruments nécessaires à son extraction; 3° l’état très grave de la mère qui pourrait succomber au cours de l’accouchement : mieux vaut alors pratiquer l’opération césarienne.

Méthodes de provocation de l’accouchement. — Elles sont nombreuses; nous ne ferons que les énumérer, en étudiant seulement celles qui donnent les meilleurs résultats. Ces méthodes sont les suivantes :

1° Administration de médicaments qui auraient pour résultat de faire naître les contractions utérines, mais qui en réalité ne peuvent déterminer le travail (rue, if, sabine, absinthe, seigle ergoté, sulfate de quinine, chlorhydrate de pilocarpine, etc.).

2° Manœuvres ayant pour but d’une façon plus ou moins directe ou réflexe d’éveiller la contractilité utérine : bains chauds répétés, sinapismes, vésicatoires, ventouses électriques ou non sur les mamelles, frictions et massage du corps de l’utérus, électricité galvanique, faradique, etc.

Tous ces procédés sont infidèles et donnent rarement naissance à un véritable début de travail.

3° Moyens agissant extérieurement sur le col de l’utérus : ce sont le tamponnement vaginal fait avec des boulettes de charpie ou d’ouate ou avec des vessies remplies d’eau ou d’air (kolpeurynter de Braun). Ces différents moyens sont illusoires. Les douches vaginales sur le col d’après la méthode Kiwisch sont en outre dangereuses, parce qu’elles agissent par traumatisme (Pinard) et peuvent produire la perforation des culs-de-sac et la pénétration de l’air dans les sinus utérins , ainsi que le démontrent les observations d’Olshausen, Blot, Taurin, Depaul, Thomas,

Baudry, etc.

4° Moyens agissant par dilatation du col : certains agents (éponge préparée (procédé de Kluge), laminaire, etc.), une fois introduits, augmentent de volume par imbibition; les autres, tels que les dilférents ballons de Barnes (fîg. 440), le ballon de Chassagny, sont remplis de liquide après avoir été introduits Fig. tio.

• i Ballon

Y1deS. de Barnes.

Ces moyens sont quelquefois efficaces, mais ils agissent toujours lentement, n’éveillent parfois que des contractions insignifiantes qui cessent dès que l’agent dilatateur n’est plus maintenu dans la cavité cervicale. Un procédé qui semble devoir donner de meilleurs résultats est l’écarteur trivalve de Tarnier (voy. p. 1049).

5° Un certain nombre de procédés agissent en provoquant les contractions utérines par le décollement des membranes et par la présence d'un corps étranger (sonde de Krause, ballon excitateur de Tarnier (4).

O) Nous signalerons seulement le procédé préconisé par Kufferath ( Congrès d’obstét. de Bor-

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