SOINS A DONNER A LA SYMPHYSÉOTOMIE
hauteur des cuisses, l’autre au-dessus des articulations tibio-tarsicnncs, et de défendre à la femme de les mouvoir elle-même quand elle satisfait ses besoins on subit un pansement.
La femme est transportée sur son lit, an niveau duquel on a disposé un lit, à élévation de Dupont, ou mieux de Herbet. La femme peut être ainsi soulevée d’une manière commode pour uriner et pour aller à la garde-robe. Ces lits permettent en outre à une infirmière de faire les toilettes vulvaires et les injections vaginales, si elles sont prescrites.
Soins consécutifs. — D’nne manière générale, il faut considérer la femme chez laquelle on a pratiqué la symphyséotomie comme une accouchée ordinaire. La seule précaution à prendre pendant les 10 ou 15 premiers jours, mais surtout pendant les 5 ou 4 jours qui suivent raccouchement, est d’éviter les mouvements des membres inférieurs et du bassin.
La femme est alimentée comme à l’ordinaire et doit allaiter le plus tôt possible.
Dans la pluralité des cas, la miction est spontanée si l’on sait attendre d’une manière suffisante; quelquefois elle est involontaire pendant quelques jours. Dans certains cas cependant on est obligé de pratiquer le cathétérisme ; mais il n’y a aucune utilité à laisser une sonde à demeure. Avec un peu de patience, en effet, il est toujours possible de pratiquer le cathétérisme à l’aide d’une sonde de caoutchouc.
La température doit être prise avec grand soin. Le pansement vaginal est laissé en place 5 ou 4 jours : il a le double avantage de contribuer à l’hémostase en exerçant une certaine compression sur les tissus rétro-pubiens et d’assurer l’asepsie des organes génitaux internes. On se contente donc de faire plusieurs fois par vingt-quatre heures, notamment après chaque miction, un lavage antiseptique des organes génitaux externes.
Il est important que le pansement de la plaie pubienne soit aussi immobile que possible; on s’assure une fois par jour (pie la plaie est bien recouverte par une compresse aseptique. Le pansement par occlusion, qui semblerait remplir l’indication principale, préserver la plaie des microbes extérieurs, n’a pas donné de bons résultats.
Si l’on a pratiqué le drainage, au bout de quarante-huit heures on sectionne la partie saillante de la gaze qui sert de drain; puis on retire peu à peu cette mèche qu’on enlève définitivement le 5e ou le 6e jour.
Vers le 5e ou 4e jour on enlève le pansement vaginal, que l’on peut remplacer par un autre un peu moins volumineux, après avoir fait une irrigation vaginale. Certains accoucheurs préfèrent ne pas introduire à nouveau de la gaze dans le vagin et se contentent d’un pansement de la vulve; outre les toilettes vulvaires, ils font deux fois par vingt-quatre heures des injections vaginales.
Les fils de la suture sont enlevés le 8e ou le 9e jour. Il est préférable de les enlever tous en une seule séance avec les précautions ordinaires. La plaie est généralement réunie par première intention. Les appareils de contention (ceinture de flanelle, etc.), peuvent être enlevés du 12e au