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L’INFECTION PUERPÉRALE EST POLYMICROBIENNE

Les Bacillus ramosus , bacillus cciducus, bacillus nebulosus, etc.

Tous ces anaérobies sont très pathogènes pour certaines espèces animales, en particulier pour le cobaye.

Mais quel que soit le germe infectant — aérobie ou anaérobie — il est rare que ce germe soit trouvé à l’état de pureté. Depuis que Ton recherche systématiquement aérobies et anaérobies dans les lochies des infectées, on contate que presque toujours l’infection est mixte , aéro-anaérobie. Ce n’est qu exceptionnellement quelle est monomicrobienne (aérobie ou anaérobie) .

Mouchotte, rassemblant dans sa thèse f1) 58 cas d’infection puerpérale post abortum (cas de llallé, de Jeannin, cas personnels), ne compte que 2 cas seulement où l’infection fut monomicrobienne; 36 fois elle fut polymicrobienne, parfois due à plusieurs espèces exclusivement aérobies, parfois due à plusieurs espèces exclusivement anaérobies, et presque toujours mixte, aéro-anaérobie.

Ces faits viennent à l’appui de la théorie actuellement admise du polymicrobisme des infections puerpérales, théorie qui s’est établie depuis qu’on a recherché systématiquement les espèces anaérobies dans les lochies des infectées et à laquelle les travaux de Dôderlein, de Bumm, les recherches de Krônig, de Menge, de Schiavoni ont donné un fondement scientifique et sûr.

Déjà en 1897, en France, Du Bouchet avait fait connaître des documents prouvant que bacille coli et gonocoque peuvent donner lieu à la symptomatologie clinique de l’infection puerpérale et montrant que le plus souvent le streptocoque est associé à d’autres germes anaérobies. S’il n’avait pas résolu la question qu’il posait, à savoir, la possibilité pour ces anaérobies de donner lieu à de véritables septicémies, il n’en avait pas moins établi que d’autres germes que le streptocoque peuvent filtrer à travers la muqueuse utérine.

Pourtant Ernst avait déjà répondu à sa question. D’autres observations de septicémies puerpérales à anaérobies paraissaient. Nous avons cité celles de Krônig, Jeannin, Mouchotte et Carton. En même temps se publiaient des observations indiscutables de septicémies puerpérales dues aux aérobies autres que le streptocoque.

Aussi au dernier Congrès international de Paris (1900), Brindeau et Macé, Doléris, Krônig et Menge défendirent tous la doctrine de la pluralité des infections microbiennes qui peut être ainsi résumée :

De nombreuses espèces microbiennes ( aérobies et anaérobies) peuvent donner lieu au tableau clinique de l’infection puerpérale. Exceptionnellement l’infection puerpérale est déterminée par une seule espèce microbienne, aérobie ou anaérobie.

Généralement l’infection puerpérale est causée par l’action combinée de plusieurs espèces microbiennes : ces espèces multiples sont quelquefois toutes aérobies, quelquefois toutes anaérobies, mais le plus souvent elles

( 1 ) Documents pour servir à V étude cle V hystérectomie clans l'infection puerpérale post abortum. Thèse de Paris, 1905.

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