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PATHOGÉNIE DES INFECTIONS PUERPÉR AIES

sont aéro-anaérobies. C’est dire que le plus souvent l’infection puerpérale polymicrobienne est une infection mixte.

11 est impossible de reconnaître une forme clinique d’infection puerpérale en rapport avec telle ou telle espèce microbienne. Aussi n’y a-t-il pas lieu de décrire actuellement une streptococcie puerpérale, une gonococcie puerpérale, une coli-bacillose puerpérale, une infection puerpérale causée par tel ou tel anaérobie.

Pathogénie. — S’il est encore un certain nombre de points à éclaircir relativement à l’étiologie des infections puerpérales, si, en particulier, on ne connaît pas exactement toutes les variétés microbiennes qui peuvent se développer chez l’accouchée, il n’en est pas moins évident que les accidents fébriles sont dus à des infections; le meilleur moyen d’en préserver les femmes est de recourir à une asepsie et à une antisepsie rigoureuses.

Lorsqu’une accouchée a des accidents fébriles, sans qu’une cause pathologique indépendante de son accouchement puisse expliquer l’ascension de la température, les frissons, etc., qu’elle présente, c’est qu’elle a été infectée par Y accoucheur y par Y entourage, par elle-même , ou par son fœtus.

On peut donc répartir ces causes d’infections en deux classes : ou bien les accidents sont le fait de la pénétration dans l’économie des microbes que renferme constamment le vagin insuffisamment désinfecté ou de la putréfaction fœtale intra-utérine: l’infection est autogénétique : ou bien l’agent infectieux a été apporté de l’extérieur dans les voies génitales : il est hétérogénétique. Dans ce dernier cas, ce qui a servi de véhicule au microbe pathogène, ce sont les doigts ou les instruments de l’accoucheur; ce sont ceux d’une garde-malade malpropre; ce sont des linges, des éponges ou des tampons non désinfectés; c’est une canule ayant déjà servi chez une femme atteinte de blennorragie, par exemple, ou d’accidents septiques.

L’infection d’origine hétérogène est indiscutable; pour certains auteurs elle est meme la seule admissible et il faudrait mettre en doute l’infection autogène qui, indiquée par Semmehveiss, a été admise par llervieux, Stoltz, Maygrier, etc. Cette variété d’infection a été l’objet de longues discussions au Congrès de Berlin. Ahlfeld fut le principal défenseur de la « selbst-infection ». En 1900, cette question fut reprise au Congrès de Paris. Kronig et Menge, traduisant en cela l’opinion de la plupart des Allemands, déclarent qu’ « une infection autogène avec les bactéries nécessairement anaérobies de la fièvre puerpérale provenant de la sécrétion vaginale est improbable... » et qu’ « une infection puerpérale autogène par bactéries ayant vécu comme saprophytes dans le canal cervical, ou dans la cavité du corps utérin, ou dans les trompes, est certainement à rejeter, car jamais ces organes ne contiennent de bactéries à l’état de saprophytes » .

Doléris, au contraire, d’accord avec la majorité des accoucheurs français, admet l’autogenèse, dans son sens le plus large. « L’autogenèse, dit-il, a reçu récemment une interprétation spéciale, d’après laquelle les pathogènes préexistant dans les sécrétions vagino-utérines pathologiques ne devraient point être considérés comme saprophytes; et, comme 1 infection autogénétique ne se devrait entendre que de celle qui dépend des saprophytes.

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