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TRAITEMENT DES INFECTIONS PUERPÉRALES

être d’origine septique, elle soit rigoureusement isolée et soignée par un personnel spécial.

Sans revenir sur la pratique de l’antisepsie obstétricale, il est deux. points sur lesquels nous insistons à nouveau : c’est d’abord la nécessité de suturer immédiatement les déchirures du périnée et du vagin : elles sont, en effet, tout particulièrement exposées à être infectées les jours qui suivent l’accouchement, par suite de leur proximité avec le rectum et la vessie. Nombre d’accidents fébriles qui surviennent chez l’accouchée sont dus à ce que la déchirure périnéale n’a pas été d’emblée suturée et pansée convenablement. En outre, lorsqu’on conseille les injections vaginales chez une accouchée, il faut être certain qu’elles sont faites avec toutes les précautions indiquées (p. 191). En certain nombre de femmes sont infectées plus ou moins sérieusement par des canules malpropres, mises en contact avec les petites plaies vulvo-vaginales qui se produisent fatalement au cours de raccouchement.

Le traitement des infections puerpérales comprend : 1° le traitement général sur lequel l’accord est à peu près fait et auquel tend à s’ajouter la sérothérapie antistreptococcique; 2° le traitement local , qui varie non seulement suivant la nature et la gravité des accidents, mais encore suivant la manière dont chaque accoucheur envisage la cause de ces accidents et la manière de les combattre.

1° Le traitement général consiste à mettre la femme dans les meilleures conditions possibles pour lutter contre b infection. On a donc recours aux moyens habituellement employés dans le traitement des septicémies : toniques, alcool à hautes doses, sous forme de vins généreux, de grogs chauds, injections hypodermiques de caféine, d’éther, de sérum artificiel, inhalations d’oxygène, etc. Si la femme a des nausées ou des vomissements, le champagne frappé est souvent la seule boisson tolérée. Le lait est très utile lorsqu’il est supporté; il agit à la fois comme aliment et comme diurétique. Le café noir, additionné de cognac, de rhum, est un tonique du cœur et un diurétique puissant.

L’antisepsie intestinale, réalisée à Laide du calomel, du benzo-naphtol, etc., est d’autant plus nécessaire que, comme nous l’avons vu à propos du diagnostic, un certain nombre d’accidents fébriles reconnaissent surtout pour cause l’auto-intoxication intestinale.

L’hyperthermie est combattue à Laide des sels de quinine (sulfate, bromhydrate) à doses variables. Lorsque ces sels ne peuvent être tolérés par l’estomac, on les administre par la voie rectale ou par la voie hypodermique. Nous verrons tout à l’heure qu’un des bons moyens d’abaisser la température est de recourir à l’irrigation intra-utérine prolongée ou continue, qui constitue à la fois un traitement général et local.

Bains froids. — Les bains froids ont été employés il y a quelques années déjà contre la fièvre puerpérale par Playfair (1877), Stoltz (1881), Gaillard Thomas et Tansky (1883) ; plus récemment ils ont été préconisés par Vincent (de Lyon), dont la méthode est exposée dans la thèse de Chabert (Lyon, 1884). Leur emploi est rationnel lorsque la température se maintient

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