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TRAITEMENT LOCAL DANS L’INFECTION PUERPÉRALE

depuis plusieurs jours des accidents infectieux ayant résisté au traitement habituel (1).

2° Traitement local. — Avant d’aborder la thérapeutique de chacune des formes d’infection puerpérale, il nous paraît utile d’indiquer les différents traitements les plus employés et de préciser autant que possible les principales indications de chacun d’eux. Nous verrons ainsi successivement :

1° Le traitement des plaies vagino-vulvo-périnéales ;

2° Les injections vaginales;

3° La médication utérine qui comprend : À, les injections intra-utérines; B, le drainage; C, Y irrigation utérine continue; D, le curettage;

4° Le traitement des accidents douloureux et inflammatoires des annexes et du péritoine ;

5° La laparotomie dans les cas de péritonite;

6° Les hystérectomies vaginale et abdominale.

1° Traitement des plaies vagino-vulvo-périnéales. — Lorsque, deux ou trois jours après l’accouchement, on est appelé auprès d’une femme pour des accidents fébriles modérés avec un frisson léger, si on a la certitude que la délivrance a été bien faite et si l’on constate qu’il existe une déchirure assez étendue du périnée sans tendance à la réunion, on peut se contenter, après un lavage soigneux de cette région, de saupoudrer la plaie avec de l’iodoforme et de renouveler ce pansement deux ou trois fois par jour. Si les accidents sont un peu plus intenses, si la plaie anfractueuse n’a pas de tendance à la cicatrisation, il est sage d’aviver cette plaie, de la gratter jusqu’à ce qu’elle saigne suffisamment et de pratiquer une suture secondaire; cette petite opération suffit souvent à faire tomber la température.

Les pansements avec de la poudre d’iodoforme, de l’huile camphrée et de l’eau oxygénée, sont indiqués pour les plaies contuses présentant des escarres qu’il est assez commun d’observer au niveau de la vulve chez les primipares albuminuriques.

Lorsque les plaies, recouvertes d’un enduit grisâtre plus ou moins épais, présentent un aspect diphtéroïde, les applications locales de teinture d’iode rendent les plus grands services. Si par exception les plaies grisâtres de la vulve et du vagin étaient envahies par le bacille de Lœffler, il faut recourir, comme l’a fait Bumm avec succès, aux injections de sérum antidiphtéritique.

Quand la partie antérieure du vagin a été assez contuse, on peut employer ou bien le pansement avec la gaze iodoformée, ou les injections vaginales plus ou moins prolongées.

2° Injections vaginales. — Elles sont utiles dans les cas où les liquides qui sortent de l’utérus s’accumulent dans le vagin, qui forme cuvette. Elles

( 1 ) Injections intra-veineuses de sublimé. — Kizmârsky (de Ruda-Pesth) a essayé dans deux cas de septicémie puerpérale les injections intra-veineuses de bichlorure de mercure. Les malades ont reçu : la première 37 milligrammes en 10 injections, la seconde 31 milligrammes en 8 séances. Ces deux femmes ont guéri. Desguin a fait connaître à la Société médicale d’Anvers (1896) deux résultats favorables obtenus dans de semblables circonstances par la même méthode. Les doses employées ont été moindres. Cette méthode ne s’est pas vulgarisée.

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