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DRAINAGE DE L’UTÉRUS

tion et la rétention du pus entre leur paroi externe et la surface interne de l’ utérus. Pour obvier à ces inconvénients Mouchotte (Rev. prat. d'Obst. et de Pæd., oct. 1902) a fait construire des drains métalliques, de longueur variable et de diamètre gradué d’après les bougies de Hegar. La figure 557

peut servir de description.

Ces tubes, introduits à frottement

léger

dans les utérus infectés après

curettage

ou sans

les surfaces de section des tubes de différents diamètres.

curettage préalable, tiennent seuls sans avoir besoin d’être fixés. Ils assurent la béance permanente de l’utérus et l’écoulement continu du pus utérin dans le vagin. Celui-ci n’est pas obturé par des mèches et

plusieurs injections vaginales sont faites dans la journée. Des injections utérines sont pratiquées avec une canule à un trou, dans la cavité du tube laissé à demeure. Ces drains trouvent particulièrement leur indication dans les suppurations utérines post abortum, lorsqu’on veut établir un drainage complémentaire d’un curettage, et dans les rétentions purulentes post partum liées à l’antéflexion.

C. Irrigation utérine continue. — L’irrigation continue, employée par Schüking, Schrœder, Lœvenstein, a donné de bons résultats entre les mains de Snéguirelf (de Moscou) ; mais ce sont les travaux (4) de Pinard et de Varnier qui ont vulgarisé en France cette méthode et qui en ont précisé le manuel opératoire (2).

(P De l’irrigation continue comme traitement prophylactique et curatif des infections puerpérales. Annales de gynécologie , 1886.

(2) Lorsqu’on veut soumettre une femme à l’irrigation continue, voici comment on dispose les choses : sur un lit en fer muni d’un sommier à lames métalliques flexibles et parallèles, deux matelas ordinaires repliés sur eux-mêmes sont placés bout à bout, de telle façon qu’un interstice existe au milieu du lit entre les deux matelas. Chaque matelas est recouvert d’une toile imperméable, dont les extrémités viennent tomber dans le vide situé entre les deux matelas et dirigent le liquide dans un récipient placé sous le lit. Cette disposition peut être appliquée partout et avec tous les lits possibles ; le lit ainsi préparé permet, d’une part, de supporter un décubitus dorsal prolongé, et facilite, d’autre part, l’écoulement continu du liquide qui a servi à l’irrigation.

L’appareil irrigateur se compose d’un réservoir en verre ou en faïence d’une contenance moyenne de 15 litres; ce réservoir, placé à 50 centimètres environ au-dessus du plan du lit, est relié à la sonde intra-utérine à l’aide d’un tube en caoutchouc sur le trajet duquel se trouve un robinet qui permet de régler le débit du liquide : ce robinet, au lieu d’être placé sur le tube de caoutchouc, peut l’être à l’orifice du tonneau.

On se sert d’une sonde en étain ou en argent, en ayant soin de la désinfecter soigneusement ; cette sonde est maintenue à l’aide de ficelles ou de lacs qui passent dans les œillets et que l’on fixe autour du bassin de la femme. La sonde intra-utérine est introduite dans l’utérus avec les précautions d’usage. On passe dans chacun des deux œillets de la sonde une ficelle que l’on rattache à un ruban fixé en ceinture autour de l’abdomen. La sonde doit être bien maintenue, sans toutefois

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