DOUZIÈME PARTIE
PATHOLOGIE DU NOUVEAU-NÉ
Le nouveau-né peut présenter à sa naissance des malformations (bec-delièvre, imperforation du rectum , etc.) dont les unes, grâce à un traitement approprié, sont jusqu’à un certain point compatibles avec Inexistence, dont les autres entraînent la mort en quelques heures ou en quelques jours.
Nous avons déjà étudié, au chapitre de la dystocie fœtale, quelques-uns de ces états pathologiques, tels que Y hydrocéphalie, etc. Il nous paraît nécessaire de résumer ici les principales malformations fœtales que le médecin peut être appelé à constater au moment de la naissance et auxquelles il est parfois obligé de remédier d’urgence (imperforation du rectum par exemple). L’étude de ces malformations est faite en détail dans les traités spéciaux de pathologie infantile ou de pathologie externe; c’est à eux que le lecteur devra recourir s’il veut être entièrement documenté sur tel ou tel état pathologique; nous voulons simplement donner un résumé très succinct de ces questions, renvoyant pour plus de détails à des traités spéciaux tels que le Traité des Maladies chirurgicales d'origine congénitale du professeur Kirmisson auquel nous ferons de multiples emprunts, ainsi qu’à différentes leçons cliniques d’Aug. Broca.
Dans un premier chapitre seront décrites les lésions que peut présenter le nouveau-né à sa naissance, par suite du traumatisme qu’a pu subir la mère pendant la grossesse, ainsi que le rachitisme intra-utérin.
Un second chapitre contiendra les principales malformations congénitales de la tête et du rachis ; du thorax et de /’ abdomen ; des organes génito-urinaires ; des membres.
Dans un troisième chapitre nous étudierons certaines lésions du nouveau-né, qui se produisent au cours du travail, telles que les fractures des membres et du crâne , les hématomes du sterno-mastoïdien et le torticolis appelé à tort congénital, les hémorragies du système cérébro-spinal.
Dans un quatrième chapitre nous jetterons un coup d’œil d’ensemble sur les infections multiples dont peut être atteint le nouveau-né; la bactériologie a permis de rattacher à leur véritable cause, c’est-à-dire à une infection microbienne, un certain nombre d’accidents plus ou moins graves qu’on observe chez le nouveau-né peu de temps après sa naissance. Rudolph Fischl (de Prague) a présenté (*) un tableau d’ensemble des infections septiques
(4) Traité des maladies de l’enfance, t. I, p. 454.
PATHOLOGIE DU NOUVEAU-NE
du fœtus , du nouveau-né et du nourrisson que nous allons brièvement résumer. Ces infections n’ont, pas toujours leur point de départ après la naissance; elles peuvent avoir été contractées in utero à la fin de la grossesse, ainsi qu’on le voit lorsque la mère est atteinte de pneumonie ou de streptococcie; elles peuvent s’être produites au cours du travail, en particulier lorsque, les membranes étant rompues prématurément, le fœtus vient à rendre son méconium.
Après avoir étudié d’une manière générale ces infections, nous verrons dans un dernier chapitre avec quelques détails les plus fréquentes d’entre elles : 1° les ophtalmies et surtout V ophtalmie purulente des nouveau-nés ; 2° les infections ombilicales ; 5° /’ érysipèle des nouveau-nés ; ainsi que différentes complications qui peuvent survenir dans les premières semaines de la vie : 1° les hémorragies des nouveau-nés ; 2° le muguet ; 5° le sclérème; 4° les ictères.