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IM PERFORATION DE L’ANUS

quelquefois assez marquée pour que le méconium puisse être reconnu au-dessus d’elle à la teinte verdâtre qu’il lui communique.

Parfois, on trouve un anus en apparence bien conformé, mais à une profondeur plus ou moins grande, cet anus se termine en cul-de-sac; le doigt introduit dans son canal butte contre une paroi qui l’oblitère complètement. Anus et segment terminal de l’intestin peuvent du reste ne pas être séparés par une simple cloison, mais être très éloignés l’un de l’autre et sans aucun rapport de contiguïté.

Dans d’autres cas, il n’y a à l’extérieur aucune trace d’anus. La dépression habituelle à ce niveau fait défaut et la peau passe directement d’une fesse à l’autre.

Fréquemment, les ischions très rapprochés l’un de l’autre ne laissent entre eux dans ce cas qu’un étroit espace; la plupart des auteurs ont insisté sur cette convergence des ischions qui coïncideront souvent avec une absence partielle ou totale du rectum compliquant et aggravant l’imperforation de l’anus.

Le traitement consiste à assurer de façon permanente à l’aide d’une opération l’évacuation des matières fécales à l’extérieur.

L’enfant est couché sur le dos, les cuisses repliées sur le ventre, de façon à mettre bien à découvert la région opératoire. Lorsque l’anus est oblitéré par une cloison mince, rien de plus simple que d’inciser en croix cette membrane et d’exciser ensuite les lambeaux. Le plus souvent, les choses ne se présentent pas dans des conditions aussi favorables. Le périnée ne bombe pas pendant les cris de l’enfant. Rien ne permet de prévoir à quelle profondeur se trouve l’extrémité inférieure de l’intestin. L’existence d’un orifice anal n’est pas une preuve que l’intestin soit rapproché du périnée; car, même avec un anus bien conformé, le cul-de-sac terminal de l’intestin peut être très élevé et, pour l’atteindre, il faudra traverser une grande épaisseur de tissu.

L’enfant placé comme précédemment dans la position de la taille, on incise la peau sur la ligne médiane, depuis le scrotum ou la commissure postérieure de la vulve jusqu’au coccyx. On avance prudemment, en ayant soin de se maintenir en arrière au contact du sacrum et du coccyx, et en évitant de se porter trop en avant vers la vessie ou le vagin.

Cette précaution est nécessaire si l’on veut éviter l’ouverture de ces organes, d’autant plus faciles à blesser que souvent ils n’occupent plus leur position normale, mais sont situés plus en arrière à la place du rectum absent. Lorsqu’on a découvert l’ampoule rectale, on l’isole avec la sonde cannelée et les ciseaux, puis on essaie de l’abaisser sans l’ouvrir jusqu’à la région anale où on la fixe par quatre points de suture à la soie. L’intestin est alors ouvert et évacué, la muqueuse intestinale suturée à la peau.

Cet abaissement de l’intestin et sa fixation au périnée est très important, car c’est lui qui permet d’éviter le rétrécissement ultérieur qui ne manquerait pas de se produire si l’on se contentait d’ouvrir l’intestin dans la profondeur. Il vaut mieux également abaisser l’intestin avant de l’ouvrir, parce que sa réplétion facilite la dissection. Les soins ultérieurs consisteront

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