‹ Précis d'obstétriqueChapitre 617 sur 692 · HÉMORRAGIES MÉNINGÉES ET CÉRÉBRO-SPINALES · texte numérisé non relu

HÉMORRAGIES MÉNINGÉES ET CÉRÉBRO-SPINALES

2° Hémorragies sous-arachnoïdiennes , clans lesquelles le sang s’épanche entre la dure-mère et le feuillet viscéral de l’arachnoïde. Le sang, d’abord liquide, est répandu à la surface de l’arachnoïde, puis il descend bientôt vers les lobes postérieurs du cerveau. Si la mort ne survient pas, le sang se coagule et se présente sous forme de petits caillots disséminés cpii sont d’abord noirs et qui peu à peu se décolorent.

3° Hémorragies sous-arachnoïdiennes , qui se produisent entre le feuillet viscéral de l’arachnoïde et la pie-mère, c’est-à-dire dans l’espace qui renferme le liquide céphalo-rachidien. Le sang s’épanche dans cette cavité et se mélange avec le liquide céphalo-rachidien; quelquefois le sang forme une couche mince qui recouvre une partie plus ou moins grande du cerveau. Le plus souvent cette hémorragie se produit à la convexité des hémisphères, surtout à la partie supérieure de la scissure de Rolando. Les veines de la piemère sont distendues par du sang noir coagulé ; il en est de même des sinus de la dure-mère. Ces hémorragies sus et sous-arachnoïdiennes existent souvent en même temps et s’accompagnent parfois d’hémorragie cérébrale, d’hémorragie ventriculaire ou d’itémorragie intra-rachidienne.

4° Hémorragie ventriculaire , qui se produit dans les ventricules. L’hémorragie ventriculaire est rarement primitive; elle résulte habituellement d’une hémorragie cérébrale ou d’une hémorragie sous-arachnoïdienne; « dans ce dernier cas le sang pénètre dans les ventricules par la grande fente de Bichat après déchirure de la pie-mère ».

On donne le nom d’hémorragies mixtes aux cas dans lesquels se trouvent réunies différentes variétés de ces hémorragies.

Du reste ces distinctions anatomiques ne peuvent guère servir pour le diagnostic différentiel, car les symptômes de ces différentes lésions ne diffèrent guère.

Quant aux hémorragies des méninges rachidiennes , elles présentent les mêmes variétés que les hémorragies des méninges crâniennes; le plus souvent cette hémorragie est sous-arachnoïdienne. Lorsque le sang s’épanche dans la cavité sous-arachnoïdienne, il se mélange avec le liquide céphalorachidien et forme des coagulations au niveau des racines nerveuses qui émanent de la moelle.

L’hémorragie de la moelle se produit plus souvent dans la substance grise que dans la substance blanche, elle est capillaire ou en foyers.

Signes. — Les hémorragies méningées sont la cause habituelle de la mort apparente ou de la mort réelle du nouveau-né; lorsque l’enfant peut être ranimé, on observe une cyanose plus ou moins marquée, des convulsions généralisées ou localisées, des contractures. Les paralysies sont exceptionnelles ; souvent l’enfant succombe en présentant des phénomènes d’hyperthermie. Habituellement la mort survient dans les quatre ou cinq jours qui suivent la naissance; dans certains cas cependant la vie peut se prolonger quinze à vingt jours. Chez certains enfants les signes sont presque nuis pendant les vingt-quatre ou trente-six heures qui suivent la naissance et ce n’est qu’à partir de ce moment que surviennent des manifestations qui peuvent être mortelles. Lorsqu’il existe des lésions médullaires, on note en outre

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