‹ Précis d'obstétriqueChapitre 136 sur 713 · MODIFICATIONS PHYSIOLOGIQUES DE L’UTÉRUS · texte numérisé non relu

MODIFICATIONS PHYSIOLOGIQUES DE L’UTÉRUS

Aux modifications anatomiques si profondes que subit l’utérus sous l’inlluence de la grossesse correspond pour ainsi dire une exagération des propriétés physiologiques de l’utérus; presque nulles, latentes dans l’utérus à l’état de vacuité, elles sont très développées chez la femme enceinte et chez la parturiente.

Sensibilité. — C’est peut-être des propriétés physiologiques de l’utérus celle qui se trouve la moins accentuée : peu développée chez la femme qui n’est pas enceinte, la sensibilité du col et du corps de l’utérus n’est pas très accrue pendant la grossesse. Chez quelques femmes cependant le col est sensible; chez quelques-unes même la paroi utérine jouit d’une certaine sensibilité qui s’accuse par les sensations douloureuses que leur causent les mouvements actifs du fœtus ou les manœuvres d’un palper un peu brutal.

Irritabilité. — C’est la propriété qui fait que l’utérus entre en contraction plus ou moins facilement par excitation de ses fibres musculaires. Elle s’accroît notablement au cours de la grossesse, mais avec des variations individuelles très considérables. D’après certains auteurs, chez telle femme il suffit de la moindre excitation pour que le muscle entre en contraction et même pour que l’avortement ou l’accouchement prématuré se produise; chez telle autre au contraire le muscle ne réagit qu’avec une extrême difficulté.

Extensibilité. — C’est grâce à son extensibilité que l’utérus se laisse distendre peu à peu au cours de la grossesse et que la cavité utérine peut acquérir des dimensions considérables, par exemple dans les cas d’hydramnios ou de grossesse gémellaire. C’est grâce à la même propriété que le fœtus évolue plus ou moins librement dans la cavité utérine jusqu’à une époque avancée de la grossesse.

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