PRÉCAUTIONS A PRENDRE PAR MÉDECINS ET SAGES-FEMMES
Le premier devoir de l’accoucheur est d’éloigner de la femme toute cause d’infection, en veillant à la propreté minutieuse du lieu dans lequel va se trouver l’accouchée et en désinfectant soigneusement, par des procédés divers, tout ce qui peut se trouver en contact plus ou moins intime avec ses organes génitaux (linges, doigt de l’accoucheur, instruments, etc.).
La propreté absolue doit être de rigueur. — Avant de recourir aux agents chimiques, il faut observer les règles de la propreté usuelle : en effet, dit Tarnier, « à la campagne comme à la ville, dans le plus beau palais comme dans la plus humble chaumière, l’ennemi des femmes en couches, c’est le microbe; c’est lui qu’il faut empêcher de pénétrer dans l’organisme des accouchées et qu’il faut détruire quand il l’a envahi. L’ensemble des moyens propres à atteindre ce double but constitue V antisepsie obstétricale. En tête de tous ces moyens vient la propreté absolue L »
* Tarnier. De l'asepsie et de V antisepsie obstétricales, p. 41.