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DÉSINFECTION DES MAINS

Dans la grande majorité des cas d’infection puerpérale, les agents microbiens sont apportés par les personnes qui soignent l’accouchée (accoucheur, interne, sage-femme, religieuse, garde-malade, infirmière, etc.); aussi faut-il veiller par des précautions multiples à ce qu’aucune de ces personnes ne devienne un danger pour la femme. Il importe cependant d’observer que, dans un certain nombre de cas, c’est la femme qui porte en elle-même la source de son infection (gonocoque, streptocoque, etc.) qui peut évoluer d’une manière plus ou moins grave malgré toutes les mesures de désinfection rigoui’euse.

Désinfection des mains. — Le toucher vaginal est particulièrement dangereux : aussi faut-il le pratiquer le moins souvent possible pendant la grossesse et même pendant le travail.

La désinfection la plus importante est donc celle des mains, des doigts et plus particulièrement des ongles’, cette désinfection doit être aussi minutieuse que celle des mains des chirurgiens lorsqu’ils pratiquent une laparolomie.

Les organes génitaux d’une femme qui accouche constituent en effet un milieu de culture des plus favorables au développement des microorganismes.

Les ongles doivent êtres coupés ras ; les espaces sous-unguéaux ont été auparavant minutieusement nettoyés avec une lime.

Les doigts ne doivent pas présenter d’excoriation ; une plaie ouverte crée en effet chez l’accoucheur une porte d’entrée pour l’inoculation de matières septiques en même temps qu’un danger pour la femme.

Si l’on était absolument obligé de pratiquer le toucher vaginal, il faudrait, après avoir soigneusement lavé la plaie digitale, la recouvrir de collodion iodoformé ou salolé, et non pas d’un carré de diachylon, toujours malpropre.

Un triste exemple d’iNFECTiON digitale est celui qu’a observé récemment A. Poncet sur un jeune accoucheur lyonnais, E. Blanc, qui fut tué en cinq jours par une septicémie suraiguë à streptocoque. Blanc avait pratiqué chez une femme atteinte d’accidents puerpéraux l’extraction de déhris placentaires.

« Il n’avait, dit Poncet, à ce moment aucune blessure apparente, aucune excoriation visible, si ce n’est, vers la rainure latéro-unguéale de l’index gauche, une dénudation en apparence insignifiante, occupant un point très limité. Il ne s’aperçut même de cette petite déchirure épidermique , de cette « envie » , que lorsqu’il se sentit gravement malade. »

Les doigts ne doivent pas porter de bague; cet objet nuit à la propreté du doigt et court le risque d’être attaqué peu à peu par les antiseptiques employés, en particulier parle sublimé.

Avant de pratiquer le toucher, les mains doivent être soigneusement brossées et savonnées à l’eau chaude, puis plongées en entier dans une solution antiseptique pendant plusieurs minutes (5, 4 ou 5 minutes). Celte solution sera de préférence une solution assez microbicide (liqueur de van

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